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Actualités - Chronologie

La croissance s'accélère mais la pauvreté demeure en Afrique

ABIDJAN, 29 Mai (AFP). — La croissance économique de l’Afrique s’est accélérée et généralisée en 1996 avec un taux de 4,8% contre 2,8% en 1995, sans pour autant réussir à freiner la pauvreté sur le continent, indique un rapport sur le développement en Afrique, rédigé par la Banque africaine de développement (BAD).
Selon ce texte, publié en marge des assemblées annuelles de la BAD, ouvertes lundi à Abidjan, la situation socio-économique du continent connaît une «évolution décisive qui se traduit par l’apparition de possibilités prometteuses», mais cette reprise reste encore insuffisante pour donner un coup d’arrêt à la pauvreté généralisée.
Pour la première fois depuis plusieurs années, le taux de croissance du PIB a dépassé le taux d’accroissement démographique (2,8%) dans presque tous les pays, entraînant une augmentation de 2% du revenu par habitant. En 1996, le nombre de pays affichant une croissance positive du PIB par habitant est passé à 41, contre à peine la moitié dans les premières années de la décennie.
En outre, souligne le rapport, «cette troisième année consécutive de relance a été marquée par une stabilité caractérisée par le maintien de la discipline budgétaire, avec un déficit global des finances publiques ramené à 2,9% du PIB, et un nouveau recul de l’inflation, dont le taux moyen est tombé à 27,3%».
Le volume des exportations a également augmenté fortement (10%) malgré la baisse des cours des principaux produits de base en 1996. les exportations ont progressé en valeur de 6% atteignant 116 milliards de dollars, gains qui, souligne le rapport, ont toutefois été annulés par le renchérissement des importations.
De plus, le quart des recettes d’exportation a été absorbé par le service de la dette extérieure, dont l’encours total est passé de 314 milliards de dollars en 1995 à 320 milliards de dollars en 1996.

Une reprise
non générale

Par ailleurs, le rapport note que la reprise économique ne s’est pas généralisée à tous les secteurs, la croissance enregistrée étant la résultante des améliorations dans les secteurs de l’agriculture (+6,9%) et des services (+4,1%).
Les effets d’entraînement sur les industries manufacturières (3,3% de croissance en 1996) et autres secteurs se font encore attendre, et la BAD recommande un approfondissement des réformes de manière à porter le taux de la productivité des investissements au-delà de leurs bas niveaux actuels (un cinquième du PIB en 1996).
«La promotion du secteur privé pour en faire le moteur de la croissance économique revêt une importance capitale, estime le rapport, qui met l’accent sur la nécessité de mettre en place des «réformes crédibles» et d’instaurer un «climat favorable», en améliorant les services d’appui locaux et en adoptant un cadre légal et judiciaire «équitable et transparent».
«La diversification économique reste le principal défi à relever si l’on tient à réaliser des taux de croissance de la production susceptibles d’induire l’amélioration durable des revenus par habitant», qui, en 1996, se situait à 680 dollars, soit en deçà du niveau de 1980.
Les trois quarts des pays les plus pauvres de la planète se situent toujours en Afrique, note la BAD, et si des améliorations sensibles ont été enregistrées concernant l’espérance de vie, l’alphabétisation des adultes, et le taux de scolarisation, d’autres indicateurs tels que la mortalité infantile ont tendance à se détériorer.
ABIDJAN, 29 Mai (AFP). — La croissance économique de l’Afrique s’est accélérée et généralisée en 1996 avec un taux de 4,8% contre 2,8% en 1995, sans pour autant réussir à freiner la pauvreté sur le continent, indique un rapport sur le développement en Afrique, rédigé par la Banque africaine de développement (BAD).Selon ce texte, publié en marge des assemblées annuelles de la BAD, ouvertes lundi à Abidjan, la situation socio-économique du continent connaît une «évolution décisive qui se traduit par l’apparition de possibilités prometteuses», mais cette reprise reste encore insuffisante pour donner un coup d’arrêt à la pauvreté généralisée.Pour la première fois depuis plusieurs années, le taux de croissance du PIB a dépassé le taux d’accroissement démographique (2,8%) dans presque tous les...