Pour sa deuxième édition «libanaise», la section jeunesse du festival de Cannes présente neuf longs métrages en compétition. Les neuf élèves des classes complémentaires, lauréats du concours des meilleures critiques du film «Microcosmos», visionneront donc tout au long de cette semaine neuf films internationaux. «Ces films, destinés à tous les publics et non seulement aux jeunes, ont été sélectionnés par la direction de Cannes-Junior pour leurs qualités tant artistiques que morales», souligne M. Burtshell, fondateur et délégué général du festival. Qui explique par ailleurs que le travail des membres du jury consistera à dresser «des listes préférentielles des films. Ils rencontreront les réalisateurs et acteurs invités à Beyrouth et participeront à des discussions, conduites par Borhane Alaouié, sur le scénario, l’écriture cinématographique, le jeu des acteurs, avant de décerner leur palme».
D’autre part, «Le Roi et l’Oiseau», film-hommage à Jacques Prévert, sera projeté hors-compétition, — en présence de la petite-fille du poète — en clôture du festival.
M. Desmazières a d’ailleurs annoncé qu’un concours de dessin inspiré du «Roi et l’Oiseau» sera lancé à l’occasion du prochain Salon «Lire en français», le plus beau dessin devant illustrer l’affiche de Cannes-Junior 98».
Avant la projection de son film «L’élève», le réalisateur et scénariste, Olivier Schatzky, a présenté son œuvre. «Il s’agit de la perception des enfants du monde des adultes. J’ai voulu également traiter le thème de la démission des parents à travers l’histoire de Morgan, un enfant «sauvage» et surdoué que sa famille néglige, pour courir après les apparences». M. Schatzky a indiqué, par ailleurs, que l’écriture de ce film adapté du roman «The pupil» d’Henry James n’a pas été chose aisée.«L’essentiel de notre travail a été de chercher un équilibre entre le spectacle et l’intériorité pour conserver au film son dynamisme sans perdre son contenu»... En ce qui concerne le vote du jeune jury, le réalisateur, tout en précisant que son film s’adresse à tout le monde, estime que «les enfants sont souvent meilleurs juges que les adultes parce qu’ils sont plus perméables à l’émotion...»
Ces derniers trancheront au cours de l’avant-dernier jour du festival le samedi 31 mai, lors de la soirée de clôture.
Signalons enfin qu’après Beyrouth, et pour la première fois depuis sa création, il y a 14 ans, le festival Cannes-Junior, «qui a la volonté d’aller vers le monde», passera successivement par Bucarest, Séoul, Montréal, Erevan, Londres et Ouagadougou.
Z.Z.
* Au programme d’aujourd’hui jeudi 29 mai:
— 9h: «Le conte des trois diamants» de Michel Khleifi. Une coproduction palestinienne, belge, française et britannique.
— 11h: «Imûhar, une légende» de Jacques Dubuisson (France). Une rencontre est prévue à l’issue de la séance avec l’actrice Rhali Ixa.
— 15h et 22h: «Le cercle parfait» de Ademir Kenovic. (Bosnie, Pays-Bas, Hongrie, France).
— 17h. «L’élève».
— 19h30: «Didier» d’Alain Chabat.

