Au cours d’un entretien de 45 minutes avec le président américain Bill Clinton, il a souligné que l’accord permettait de tourner «définitivement la page de la guerre froide» et d’entrer «dans une nouvelle époque, marquée par des relations de confiance».
«C’est véritablement un jour historique» a dit Jacques Chirac, dont les propos étaient cités par son porte-parole Catherine Colonna.
Les deux hommes ont évoqué le sommet de l’OTAN qui se tient à Madrid les 8 et 9 juillet en soulignant qu’ils partagaient «le même sentiment sur sa portée», a dit Catherine Colonna. Le président français «a indiqué que ce devait être l’occasion de rassembler l’ensemble de la famille européenne pour enraciner la paix», a-t-elle rapporté.
«Nous essayons de créer l’Europe du XXIe siècle, une Europe qui soit pour la première fois démocratique et qui ne soit pas divisée», a de son côté souligné le président Clinton.
Sujet d’inquiétude
Evoquant les trois pays avec lesquels les négociations d’adhésion devraient s’engager — Pologne, Hongrie, République tchèque —, Jacques Chirac a insisté sur «l’intérêt qu’il y aurait à ouvrir les négociations avec la Roumanie qui répond aux critères requis» a-t-il dit.
Le ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette et le secrétaire d’Etat Madeleine Albright avaient abordé ce sujet la veille.
Bill Clinton et Jacques Chirac ont également évoqué la situation en Bosnie où les deux pays sont engagés ensemble. La situation reste «un sujet d’inquiétude», ont estimé les deux présidents qui se sont dit conscients qu’il «faudra encore travailler dur pour la mise en œuvre des accords de paix qui est (leur) objectif».
Ils se sont aussi inquiétés de la situation au Proche-Orient et du blocage du processus de paix, qui est «un sujet de forte inquiétude». «Il faut mettre un terme rapidement à ce blocage et restaurer la confiance. La France pense que cela dépend en premier lieu des acteurs du processus de paix. L’Union européenne de son côté a fait des propositions pour faciliter la reprise du processus de paix», a souligné Catherine Colonna.
Les deux hommes ont également eu un échange de vues sur l’Iran. «Le sentiment commun est que nous devrons apprécier les choses au fur et à mesure des actes et des prises de positions de l’Iran, a dit le porte-parole français. Du côté français et européen, nous continuons de penser qu’un dialogue exigeant est préférable à l’isolement ou à la confrontation», a-t-elle ajouté.


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