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Actualités - Chronologie

Khatami pleure sur la tombe de l'Imam Khomeiny (photo)

TEHERAN, 26 Mai (AFP). — Le président élu iranien Mohammad Khatami a fait sa première apparition publique depuis son élection en se rendant lundi au mausolée de l’ayatollah Khomeiny où il a rendu un hommage ému au fondateur de la république islamique.
zM. Khatami est arrivé très souriant au mausolée, situé au sud de Téhéran sur la route menant à la ville sainte de Qom, où il a été accueilli par une garde d’honneur militaire avec fanfare.
Le candidat de la gauche et des modérés, élu triomphalement par 69% des voix vendredi, s’est ensuite recueilli devant le tombeau du chef de la révolution islamique, décédé en 1989, où il a versé quelques larmes qu’il a essuyées avec un mouchoir.
Le président élu, qui doit prendre ses fonctions en août, n’a pas répondu aux questions des journalistes, invoquant le fait qu’il devait tenir une conférence de presse mardi. A la question: «Etes-vous heureux?», il a toutefois répondu: «Oui».
«Grâce à la révolution et à l’imam Khomeiny, notre peuple entame une nouvelle étape de son histoire», a déclaré le président élu à la télévision iranienne.
«La forte participation de la population au vote montre que notre peuple a le sentiment que la révolution et le pays lui appartiennent», a ajouté M. Khatami dans sa première apparition à la télévision depuis son élection vendredi.

Moutons sacrifiés

Des moutons ont été sacrifiés en son honneur, tandis que M. Khatami faisait l’objet d’un accueil chaleureux devant le mausolée, un immense bâtiment encore inachevé, flanqué de quatre minarets.
«Je suis tellement heureux aujourd’hui. C’est vraiment un homme modéré, avec de hautes valeurs islamiques», affirmait Hussein Zadeh, un ami proche du président élu, tandis qu’une femme en tchador le trouvait «rayonnant de spiritualité».
M. Khatami s’est assis devant un grand portrait de l’ayatollah Khomeiny en compagnie de l’un des petits-enfants du fondateur de l’Iran islamique, Hassan, avant d’aller embrasser le tombeau.
Le nouvel élu est ensuite allé se recueillir dans le cimetière tout proche de Behecht-e-Zhara, où sont enterrés de nombreux «martyrs» tombés durant la révolution et la guerre contre l’Irak (1980-88).
M. Khatami, ministre de la Culture et de l’Orientation islamique de 1982 à 1992, a effectué la majeure partie de sa carrière ministérielle sous la direction de Khomeiny.
Le nouveau président n’était pas apparu en public depuis vendredi matin, quant il était allé voter au milieu d’une foule d’administrateurs dans un quartier du nord de Téhéran.
Dimanche, la radio et la télévision d’Etat avaient donné lecture de son premier message au pays, dans lequel il remerciait la jeunesse pour son «soutien fervent». Il a aussi appelé à «un meilleur avenir pour un Iran libre, développé, ainsi qu’à une société de droit, de justice et de spiritualité».
Toute la presse iranienne faisait lundi ses gros titres sur ces déclarations, ainsi que sur le soutien apporté à son successeur par le président sortant Ali-Akbar Hachémi-Rafsandjani.
«La reconstruction du pays est la priorité du nouveau président», titrait le quotidien de langue anglaise «Kayhan International».
Le «Tehran Times» écrit quant à lui que le vainqueur des élections doit son succès à «son programme, qui comprend plus de liberté individuelle et de tolérance, de démocratie et l’Etat de droit comme thèmes principaux».
M. Khatami a su capter le vote de nombreux jeunes et de femmes ainsi que des intellectuels pour infliger un revers cinglant à l’appareil politique et religieux conservateur du régime, incarné par son rival le président du Parlement Ali Akbar Nategh-Nouri, qui n’a recueilli que 25% des voix.
TEHERAN, 26 Mai (AFP). — Le président élu iranien Mohammad Khatami a fait sa première apparition publique depuis son élection en se rendant lundi au mausolée de l’ayatollah Khomeiny où il a rendu un hommage ému au fondateur de la république islamique.zM. Khatami est arrivé très souriant au mausolée, situé au sud de Téhéran sur la route menant à la ville sainte de Qom, où il a été accueilli par une garde d’honneur militaire avec fanfare.Le candidat de la gauche et des modérés, élu triomphalement par 69% des voix vendredi, s’est ensuite recueilli devant le tombeau du chef de la révolution islamique, décédé en 1989, où il a versé quelques larmes qu’il a essuyées avec un mouchoir.Le président élu, qui doit prendre ses fonctions en août, n’a pas répondu aux questions des journalistes, invoquant le...