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Actualités - Reportage

Même après sa mort, Pamela Harriman fait monter les enchères

Les parents collectionnent et les enfants collectent! Telle semble être la grande maxime tirée des ventes aux enchères des biens de Jacqueline Kennedy Onassis et maintenant de Pamela Harriman. De lundi à mercredi dernier, la vente des biens et souvenirs de l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis à Paris a attiré une foule d’acheteurs et badauds. Nombreuses offres ont été faites par de acheteurs anonymes. Parmi les 1.150 objets exposés, notons les photographies de Pamela Harriman à la conférence de Yalta, entourée de Staline, Roosevelt et Winston Churchill, son beau-père, tableaux de maîtres et objets de qualité parfois moyenne.
Les prix ont volé haut. Dépassant l’estimation de Sotheby’s, la vente a totalisé le premier soir le chiffre de $ 4,7 millions. Le bénéficiaire est le fils unique de Pamela Harriman, petit-fils de Winston Churchill. On ne peut s’empêcher de comparer cette vente à celle des biens de Jackie Kennedy Onassis. «Elle est plus raisonnable que celle de Jackie Onassis», affirme un habitué des lieux. Ces objets inanimés racontent surtout une histoire. Parmi les acheteurs, on note un grand nombre de personnalités du monde politique qui l’ont connue personnellement. Assise au troisième rang, l’actrice Woopi Goldberg s’est contentée d’un âne en cuir pour lequel elle a payé $ 1.495 (estimé à $ 600), et douze sous-verres en métal argenté à $ 2.875 (estimés à $ 500).
Parmi les pièces de valeur, la toile du peintre John Singer Sargent intitulée «Escalier à Capri» (1878), a rapporté $ 1,4 million (estimée à $ 1 million) acquise par un acheteur anonyme. Une grande peinture de Seurat a été adjugée à $ 552.500 (estimée à $ 600.000) acquise par un acheteur anonyme. Un tableau du peintre Helleu représentant «Madame Paul Helleu assise à son bureau, vue de dos» (1900) a rapporté $ 431.500 (estimé à $ 300.00). Il y a deux ans, la maison de vente Christie’s avait organisé la vente des tableaux de Pamela Harriman groupant des toiles de Picasso, Renoir et Matisse rassemblant la somme de $ 18,6 million. Par ailleurs, l’ancienne ambassadrice a légué le tableau de Van Gogh «Roses Blanches» (1890) à la National Gallery de Washington.

La dernière courtisane

Les œuvres et pièces chargées d’une signification historique ont été les plus demandées. La peinture de Romney «Lady Hamilton représentée en vestale», cadeau de mariage offert par son troisième mari, le gouverneur W. Averell Harriman, a été adjugée à $ 37.950 (estimée à $ 15.000). Une autre pièce historique est une nature morte peinte par Winston Churchill en 1930, vendue à $ 184.000 (estimée à $ 40.000). La chaise à bascules en chêne offerte par le président Kennedy au gouverneur Harriman a été acquise pour $ 21.850 (estimée à $ 20.000). La copie du Traité de Non-Prolifération Nucléaire a été vendue à $ 46.000 (au lieu de $ 7.000), le stylo du président Kennedy qui a servi pour la ratification du Traité de non-prolification nucléaire le 7 octobre 1963, a été adjugé à $ 27.600 (au lieu de $ 1.500), tandis que le stylo de W. Averell Harriman, alors sous-secrétaire d’Etat utilisé pour initialiser le traité à Moscou, le 25 juillet 1963, a rapporté $ 4.600. La fondation européenne anonyme qui avait acheté le bureau du président Kennedy l’an dernier a acquis ces différents objets.
Célèbre pour ses liens avec les hommes les plus puissants du monde, le nom de Pamela Harriman, a contribué au succès de cette vente. Ces objets ne sont-ils pas liés à cette vie mouvementée et associés aux hommes qui l’ont accompagnée?
Cette vente arrive moins de quatre mois après la mort de Pamela Harriman, d’une crise cardiaque. Trois maris riches et une vie sentimentale mouvementée, telle est la somme de son existence. Issue d’une famille noble anglaise, l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis à Paris épouse en première noce Randolph Churchill, fils de Winston Churchill. Une longue amitié la lie à son beau-père, qu’elle accompagne souvent dans ses déplacements, ce qui lui permet de rencontrer les grands hommes de la planète. Elle épouse en deuxième noce le producteur de Broadway et de Hollywood Leland Hayward, et finit par se marier une troisième fois avec un millionnaire, considéré comme un des «pontes» du parti démocrate, sous-secrétaire d’Etat et gouverneur, W. Averell Harriman. Ses liaisons sentimentales extramaritales sont de notoriété publique. Parmi les hommes qui ont été séduits par elle, on compte Ali Khan, Gianni Agnelli, le baron de Rothschild et l’armateur Stavros Niarchos. C’est la dernière courtisane du XXe siècle qui vient de s’éteindre.
Un destin inhabituel pour une vie bien remplie d’hommes célèbres et d’objets symboles de puissance. Pouvoir et argent ne font-ils pas un?
La prochaine vente spectaculaire aura lieu chez Christie’s le 25 juin prochain. Objet de la vente: les toilettes princières de Lady Di.
Les parents collectionnent et les enfants collectent! Telle semble être la grande maxime tirée des ventes aux enchères des biens de Jacqueline Kennedy Onassis et maintenant de Pamela Harriman. De lundi à mercredi dernier, la vente des biens et souvenirs de l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis à Paris a attiré une foule d’acheteurs et badauds. Nombreuses offres ont été faites par de acheteurs anonymes. Parmi les 1.150 objets exposés, notons les photographies de Pamela Harriman à la conférence de Yalta, entourée de Staline, Roosevelt et Winston Churchill, son beau-père, tableaux de maîtres et objets de qualité parfois moyenne.Les prix ont volé haut. Dépassant l’estimation de Sotheby’s, la vente a totalisé le premier soir le chiffre de $ 4,7 millions. Le bénéficiaire est le fils unique de Pamela Harriman,...