Selon le quotidien indépendant, M. Sharon a fait cette proposition il y a quelques mois, lors d’un entretien avec le premier ministre Benjamin Netanyahu, «afin qu’Israël s’épargne une grave crise de l’eau».
M. Sharon a, en retour, suggéré qu’Israël compense les Palestiniens en augmentant sensiblement leurs quotas d’eau de sorte que leurs besoins en secteur urbain soient équivalents à ceux des Israéliens et passent de 35 mètres cubes par an et par personne à 100 mètres cubes.
Selon lui, Israël serait prêt à partager avec les Palestiniens la gestion des ressources en eau en question, mais il devrait s’en assurer le contrôle exclusif.
Le ministre a parallèlement estimé que les Palestiniens devraient s’engager à créer un système de canalisations et d’épuration des eaux usées dans les secteurs sous leur contrôle afin d’augmenter leurs propres ressources et d’éviter la pollution du territorie israélien, situé en contrebas de la couche aquifère en Cisjordanie.
Ce plan se traduirait globalement par une augmentation sérieuse de la superficie qu’Israël entend conserver sous sa coupe en Cisjordanie dans le cadre des négociations sur le statut définitif des territoires palestiniens.
Toujours selon «Haaretz», un différend a par ailleurs éclaté entre Israël et une société américaine chargée de creuser trois puits artésiens près de Bethléem en Cisjordanie, en vertu des accords d’autonomie.
Selon le journal, les travaux ont été retardés en raison de la «procrastination» administrative israélienne.
Israël a autorisé le creusement de deux de ces puits il y a six mois, mais s’est opposé au troisième, empêchant ainsi la réalisation de l’ensemble du projet pour lequel un budget de 47 millions USD avait été dégagé.


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