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Actualités - Chronologie

Il y a 70 ans, Lucky Lindy survolait l'atlantique

WASHINGTON, 20 Mai (AFP). — Il y a soixante-dix ans, un jeune pilote américain de 25 ans totalement inconnu, Charles Lindbergh, entrait dans l’histoire de l’aviation en réussissant l’exploit pour lequel nombre d’autres «fous volants» plus expérimentés avaient donné leur vie: la première traversée de l’Atlantique Nord à bord d’un aéroplane.
Mercredi 20 mai 1927. Il est 12h52 lorsque les roues du «Spirit of Saint Louis» se détachent du Roosevelt Field, l’aérodrome de New York. A bord de son monomoteur argenté, Charles Lindbergh met le cap sur la France avec la ferme intention d’être le premier à gagner Paris sans escale.
La tentative du jeune Américain est accueillie avec un rien de pessimisme, son seul titre de gloire étant une traversée du continent américain de la côte Est à la côte Ouest. Mais le lendemain, ils sont malgré tout plusieurs dizaines de milliers de Parisiens à se presser, la nuit tombée, le long de la piste de l’aéroport du Bourget.
Et à 22h24, la frêle silhouette du «Spirit of Saint Louis» se pose devant une foule en délire. A peine a-t-il le temps de s’extraire de l’étroit habitacle du son appareil que Lindbergh est porté en triomphe.
Apparemment impassible, il se contente de lâcher quelques mots peu dignes de la page d’histoire qu’il vient d’écrire. «Et bien voilà. Je suis content». Seul, sans radio, sans parachute, il vient de réaliser l’exploit qui, à peine treize jours plus tôt, à coûté la vie aux aviateurs français Charles Nungesser et François Coli.

Attiré par les nazis

Ce premier survol de l’Atlantique Nord — près de 6.000 kilomètres — a été bouclé en 33 heures 30, à la vitesse moyenne de 179 km/h, à bord d’un appareil construit en à peine soixante jours, pour la somme dérisoire de 15.000 dollars.
Celui que l’on surnomme désormais «Lucky Lindy» (Lindy le veinard) ou «The Lone Eagle» (l’aigle solitaire) devient une vedette mondiale. Décoré de la Légion d’honneur par le président français François Doumergue, Charles Lindbergh est accueilli en héros à New York, où il a droit à la traditionnelle parade dans Broadway et accomplit une tournée triomphale des 48 Etats qui forment alors les Etats-Unis.
Jusqu’à sa mort d’un cancer le 26 août 1974 à 76 ans, Charles Lindbergh ne cessera plus de faire la «une» de l’actualité. En 1932, l’enlèvement puis l’assassinat de son premier enfant, le procès et l’exécution de son ravisseur choquent l’amérique et l’opinion mondiale.
Membre du Conseil d’administration de la Pan Am, Lindbergh éprouve ensuite une forte attirance pour l’Allemagne nazie et sa puissance aérienne, dont le principal artisan Hermann Goering le décore, en 1938, de l’Ordre de l’Aigle allemand. De retour aux Etats-Unis, il fait alors campagne contre l’intervention américaine dans la Seconde Guerre mondiale.
Ses prises de position ultraconservatrices lui valent la profonde inimitié du président Franklin Roosevelt, qui refuse son incorporation dans l’US Air Force après l’attaque japonaise contre Pearl Harbor en 1941.
Réintégré dans l’armée de l’air en 1954 par le président Dwight Eisenhower au rang de général de réserve, Lindbergh obtient alors le Prix Pulitzer pour la relation écrite de son exploit et continue à travailler pour l’industrie aéronautique, participant notamment à la conception du Boeing 747, avant de prendre sa retraite.
Soixante-dix ans après le «Spirit of Saint Louis», les avions de ligne modernes traversent l’Atlantique en seulement sept heures mais l’exploit de Lindbergh fait toujours partie des «Everest» de la profession. En guise d’hommage, deux Français doivent annoncer mardi la première tentative de traversée de l’Atlantique... en hélicoptère.



WASHINGTON, 20 Mai (AFP). — Il y a soixante-dix ans, un jeune pilote américain de 25 ans totalement inconnu, Charles Lindbergh, entrait dans l’histoire de l’aviation en réussissant l’exploit pour lequel nombre d’autres «fous volants» plus expérimentés avaient donné leur vie: la première traversée de l’Atlantique Nord à bord d’un aéroplane.Mercredi 20 mai 1927. Il est 12h52 lorsque les roues du «Spirit of Saint Louis» se détachent du Roosevelt Field, l’aérodrome de New York. A bord de son monomoteur argenté, Charles Lindbergh met le cap sur la France avec la ferme intention d’être le premier à gagner Paris sans escale.La tentative du jeune Américain est accueillie avec un rien de pessimisme, son seul titre de gloire étant une traversée du continent américain de la côte Est à la côte Ouest. Mais...