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Actualités - Chronologie

L'Egypte veut transformer une partie de son territoire en parcs naturels

LE CAIRE, 20 Mai (AFP). — L’Egypte veut transformer 15 pour cent de son territoire en parcs naturels pour préserver ce patrimoine longtemps délaissé et aujourd’hui menacé par l’homme.
«Il existe aujourd’hui 17 parcs naturels sur 7,4 pc du territoire et nous avons mis au point un plan pour qu’ils représentent 15 pc d’ici 2015», a déclaré le directeur du département des réserves naturelles à l’Agence égyptienne de l’environnement, Issam al-Badri.
«Les 63 millions d’Egyptiens vivent sur 4 pc d’un territoire de 997.738 km2. La moindre des choses est de préserver notre patrimoine naturel dans le reste du pays car il est aussi important que notre héritage archéologique», a ajouté M. al-Badri.
Connue pour ses récifs de coraux, Ras Mohammad, à la pointe de la péninsule du Sinaï, a été la première réserve naturelle créée en Egypte en 1983 par une loi promulguée la même année et autorisant pour la première fois la protection du patrimoine naturel du pays.
«Nous venons d’entamer un plan quinquennal dont le coût s’élève à 10 millions d’écus (11,5 millions de dollars). Financé par l’Union européenne, il consiste à restructurer la gestion des réserves existantes, à examiner les possibilités d’augmenter leurs surfaces et à en chercher de nouvelles», a-t-il dit.
Il s’agit de la troisième étape d’un programme de développement de parcs naturels commencé il y a sept ans en coordination avec l’UE. Les deux premières, qui ont coûté 5 millions d’écus (5,7 millions de dollars) financées par l’UE, ont été consacrées à la région du golfe d’Aqaba, notamment les réserves de Ras Mohammad, de Nabaq et d’Abou Galloum dans le sud-est de la péninsule du Sinaï.
«Les opérations pour déterminer la surface et les limites des nouvelles réserves dureront au moins un an et viseront cette fois les déserts oriental et occidental», affirme M. al-Badri.
«Nous effectuons des recherches dans la région du Guilf al-Kabir, à la frontière entre l’Egypte, le Soudan et la Libye, où nous allons faire un parc national pour protéger les plantes et les animaux sauvages», a-t-il précisé.
«Une autre réserve verra le jour dans la dépression de Qattara (nord-ouest de l’Egypte près de la frontière avec la Libye). Dans cette région riche en plantes de toutes sortes, nous avons trouvé des gazelles et des lions que nous cherchions depuis longtemps», a-t-il dit.
Cette dépression est difficilement accessible en raison des millions de mines plantées depuis la Seconde Guerre mondiale.
«Nous cherchons également à créer des parcs naturels, près des oasis de Siwa et de Dakhla, dans le désert occidental, ainsi que dans la région de Wadi al-Allaqui, sur la frontière égypto-soudanaise, et la région du Wadi al-Guémal (la vallée des chameaux), sur la mer Rouge, connue pour ses acacias».
«Une réserve sera créée par ailleurs à Hamata, également sur la mer Rouge et nous allons aussi poursuivre le développement de la région du golfe d’Aqaba en créant notamment une réserve naturelle dans le désert près de Taba» à la frontière égypto-israélienne, a poursuivi le responsable égyptien.
Les réserves naturelles ne servent pas seulement à protéger l’environnement, elles sont aussi rentables parce qu’elles représentent des zones touristiques, affirme M. al-Badri. Il cite pour preuve Ras Mohammad «qui rapporte à l’Egypte deux millions de livres égyptiennes (environ 600.000 dollars) par an».
LE CAIRE, 20 Mai (AFP). — L’Egypte veut transformer 15 pour cent de son territoire en parcs naturels pour préserver ce patrimoine longtemps délaissé et aujourd’hui menacé par l’homme.«Il existe aujourd’hui 17 parcs naturels sur 7,4 pc du territoire et nous avons mis au point un plan pour qu’ils représentent 15 pc d’ici 2015», a déclaré le directeur du département des réserves naturelles à l’Agence égyptienne de l’environnement, Issam al-Badri.«Les 63 millions d’Egyptiens vivent sur 4 pc d’un territoire de 997.738 km2. La moindre des choses est de préserver notre patrimoine naturel dans le reste du pays car il est aussi important que notre héritage archéologique», a ajouté M. al-Badri.Connue pour ses récifs de coraux, Ras Mohammad, à la pointe de la péninsule du Sinaï, a été la première...