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Actualités - Chronologie

Nouvelle priorité de Clinton : un vaccin antisida d'ici dix ans

BALTIMORE (Etats-Unis), 19 Mai (AFP). — Le président Bill Clinton a fixé pour but aux Etats-Unis la mise au point dans les dix ans d’un vaccin antisida, comparant ce défi à celui qui avait été lancé dans les années 60 par John F. Kennedy pour la conquête de la lune.
Dans un discours dans une université noire de Baltimore, dans le Maryland (60 km au nord de Washington), M. Clinton a annoncé qu’il allait «enrôler» les autres pays riches «dans un effort mondial» pour élaborer ce vaccin, lors du «sommet des Huit» qui réunira le mois prochain à Denver (Colorado) les sept puissances industrialisées membres du G-7 — Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon — et la Russie.
Selon un document de la Maison-Blanche, M. Clinton appellera chacun des participants à ce sommet de Denver «à s’engager à fournir les investissements nécessaires (...) pour accélérer la recherche afin de développer un vaccin contre le sida et à en faire une priorité scientifique et en matière de santé publique».
Compte tenu des progrès effectués récemment dans le développement de médicaments permettant de retarder la maladie chez les personnes porteuses du virus, «la question n’est plus de savoir si nous pouvons développer un vaccin anti sida, mais simplement de savoir quand», a-t-il dit lors de la cérémonie de remise des diplômes aux membres de la promotion 97 de l’université Morgan de Baltimore.
Mais il a aussi affirmé, de manière contradictoire, qu’il n’y avait «pas de garantie» de succès.

Un nouveau
but national

Le syndrome immuno-déficitaire acquis (sida) attaque les défenses de l’organisme, laissant celui-ci vulnérable face aux maladies. Le virus se transmet notamment par voie sexuelle, transfusion de sang ou utilisation de seringues contaminées. Environ 29 millions de personnes seraient infectées dans le monde.
«Seul un vaccin vraiment efficace peut limiter et à terme éliminer la menace du sida», a-t-il dit, qualifiant la mise au point de ce vaccin de «nouveau but national pour la science».
Mais malgré l’importance qu’il a donnée à cette initiative et la comparaison osée avec le programme de conquête de la lune lancé par Kennedy en 1961, qui avait nécessité des investissements massifs, M. Clinton n’a annoncé aucune mesure spectaculaire, et surtout — signe des temps — pas la moindre augmentation du budget actuel de la recherche dans ce domaine.
Outre cet effort international qu’il veut lancer à Denver, la seule mesure concrète porte sur la création d’un centre de recherche et de développement d’un vaccin qui sera établi à l’Institut national de la Santé (NIH), dont le siège est à Bethesda (Maryland).
Le centre, qui, selon la Maison-Blanche, sera «pleinement opérationnel dans les prochains mois», regroupera plusieurs dizaines de chercheurs travaillant actuellement de manière séparée.
Le troisième élément de cette initiative est un simple appel aux compagnies pharmaceutiques américaines pour qu’elles accroissent leurs investissements dans la recherche antisida. Mais M. Clinton n’a aucun moyen de pression sur elles.
«Il y a 36 ans», a-t-il affirmé, «le président Kennedy regarda vers les cieux». «Il nous fixa l’objectif d’atteindre la lune et nous l’avons atteint en avance», a-t-il poursuivi. Le premier homme posa le pied sur la lune en 1969, huit ans après que Kennedy eut fixé à l’Amérique cette «nouvelle frontière».
La comparaison entre la recherche d’un vaccin antisida et la conquête de la lune illustre aussi la volonté de M. Clinton, auquel ses détracteurs reprochent l’absence d’un programme de gouvernement ambitieux, de trouver des objectifs pour son second et dernier mandat à la Maison-Blanche.
BALTIMORE (Etats-Unis), 19 Mai (AFP). — Le président Bill Clinton a fixé pour but aux Etats-Unis la mise au point dans les dix ans d’un vaccin antisida, comparant ce défi à celui qui avait été lancé dans les années 60 par John F. Kennedy pour la conquête de la lune.Dans un discours dans une université noire de Baltimore, dans le Maryland (60 km au nord de Washington), M. Clinton a annoncé qu’il allait «enrôler» les autres pays riches «dans un effort mondial» pour élaborer ce vaccin, lors du «sommet des Huit» qui réunira le mois prochain à Denver (Colorado) les sept puissances industrialisées membres du G-7 — Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon — et la Russie.Selon un document de la Maison-Blanche, M. Clinton appellera chacun des participants à ce sommet de Denver «à...