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Actualités - Chronologie

Législatives françaises : ultime assaut à cinq jours du scrutin

Droite et gauche ne disposent plus que de cinq jours pour se départager et mobiliser des électeurs français exceptionnellement indécis, avant un scrutin législatif qui devrait maintenir au pouvoir l’actuelle coalition gouvernementale, selon les sondages.
La rafale des dernières enquêtes publiables le week-end dernier a montré la droite traditionnelle et la gauche socialo-communiste au coude à coude pour le premier tour dimanche, avec légèrement moins de 40% chacune.
La majorité conservatrice sortante est cependant créditée d’une victoire au second tour, le 1er juin, de ce scrutin majoritaire, avec une avance évaluée selon les instituts de 40 à 130 sièges, loin de la domination des quatre cinquièmes des bancs de l’Assemblée nationale dont elle disposait depuis 1993.
L’extrême droite rassemblée dans le Front national (FN), créditée de 13 à 15% des intentions de vote, pourrait jouer un rôle d’arbitre dans ce scrutin après l’appel de son leader Jean-Marie Le Pen à voter pour la gauche pour vaincre la droite.

Capacité de nuisance

En revanche, son incapacité à nouer des alliances ne lui permettra pas de remporter plus d’un siège, et sa capacité de nuisance pour la majorité pourrait se trouver réduite par l’abstention record que laissent prévoir les 30% à 40% d’indécis ou de personnes refusant de se prononcer.
«L’abstention est le risque le plus important de ces élections», a jugé l’ancien premier ministre gaulliste Edouard Balladur, un possible successeur du très impopulaire premier ministre sortant Alain Juppé.
La dernière semaine de campagne va donc être marquée par une multiplication des interventions des principaux dirigeants politiques. Le président Jacques Chirac, qui avait provoqué la surprise en avançant de dix mois le calendrier électoral, devrait lui-même s’impliquer une nouvelle fois dans la campagne, selon des modalités non précisées, après son retour d’un voyage officiel en Chine.
Le ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy a résumé l’enjeu électoral en assurant que «les Français vont choisir en fonction d’un seul critère, la crédibilité des deux programmes sur les trois «E» de la campagne, l’emploi, l’Etat et l’Europe».
Ce dernier thème, présenté comme central en début de campagne, a été rapidement passé sous silence en raison de la technicité des discussions sur les critères de convergence pour la monnaie unique.
L’emploi, en revanche, une préoccupation majeure en France où le chômage touche 12,8% de la population active, a fait l’objet de querelles de chiffres peu convaincantes après l’annonce d’un très léger reflux (—0,2%) en mars. Le Parti socialiste, qui a promis la création de 700.000 emplois pour les jeunes, a éprouvé quelques difficultés à défendre le réalisme de son projet.

Campagne négative

Presque au terme de cette campagne largement négative où les enjeux de politique générale n’ont jamais passionné, au point que l’hebdomadaire «L’Express» a titré «La France boude», les principaux leaders, le premier ministre Alain Juppé et le leader socialiste Lionel Jospin , se sont consacrés durant le week-end à une campagne de terrain.
«Nous sommes au coude à coude, et c’est grâce à votre mobilisation que tel ou tel siège pourra être conquis», a fait valoir M. Jospin aux électeurs de Castres, non loin de son fief de Toulouse (Sud-Ouest).
Dans sa ville de Bordeaux, M. Juppé a pour sa part expliqué qu’il souhaitait «voir les Bordelais en tête-à-tête» et «sans témoins».
A l’autre bout du monde, les Polynésiens ont déjà voté pour élire leurs deux députés. Le seul résultat publiable de ce scrutin, largement centré sur le thème de l’autonomie, concernait l’abstention. A 35,4% elle a été lègèrement supérieure à ce qu’elle fut lors des législatives de 1993.
Les Polynésiens, éparpillés dans cinq archipels, envoient traditionnellement à l’Assemblée nationale des représentants de droite.
Droite et gauche ne disposent plus que de cinq jours pour se départager et mobiliser des électeurs français exceptionnellement indécis, avant un scrutin législatif qui devrait maintenir au pouvoir l’actuelle coalition gouvernementale, selon les sondages.La rafale des dernières enquêtes publiables le week-end dernier a montré la droite traditionnelle et la gauche socialo-communiste au coude à coude pour le premier tour dimanche, avec légèrement moins de 40% chacune.La majorité conservatrice sortante est cependant créditée d’une victoire au second tour, le 1er juin, de ce scrutin majoritaire, avec une avance évaluée selon les instituts de 40 à 130 sièges, loin de la domination des quatre cinquièmes des bancs de l’Assemblée nationale dont elle disposait depuis 1993.L’extrême droite rassemblée dans le Front...