Le club londonien, qui n’avait ramené la «Cup» qu’une seule fois à Stamford Bridge, en 1970, s’est ainsi racheté de son parcours assez décevant en championnat, s’assurant une place européenne.
En revanche, pour Middlesbrough, la saison s’achève de façon désastreuse. Relégué en deuxième division, battu par Leicester en finale de la coupe de la Ligue, «Boro» a tout perdu. Et samedi, comme si la malchance s’acharnait sur eux, le Brésilien Juninho et ses équipiers ont vu fondre leurs espoirs alors que le match venait à peine de commencer.
Dennis Wise récupérait le ballon dans le camp de Chelsea, Di Matteo le remontait et, tandis que Mark Hughes entraînait les défenseurs sur une fausse piste, l’Italien armait de 25 mètres un tir terrible qui finissait au fond des filets après avoir heurté la transversale. On jouait depuis 42 secondes.
Ensuite, le rythme baissait rapidement, de mauvaises passes en approximations. Comble de malheur pour «Boro», il perdait l’Italien Fabrizio Ravanelli dont la cuisse convalescente ne résistait pas à la première accélération, puis Robbie Mustoe.
Supérieur dans la circulation du ballon, bien organisé en défense autour de Franck Leboeuf, Chelsea contrôlait. Et malgré un bon coup franc de Gianfranco Zola pour Chelsea et un but de Gianluca Festa refusé pour hors-jeu du côté de «Boro» juste avant la pause, les occasions étaient rares.
Rien de changé après le repos. Middlesbrough s’en remettait au génie de Juninho. Chelsea attendait le Brésilien et jouait le contre. La frilosité des Londoniens leur valait néanmoins quelques émotions comme sur cette ouverture de Juninho pour Steve Vickers, stoppé in extremis par le gardien Fred Groddas.
Mais des espaces s’ouvraient et, sur un centre du Roumain Dan Petrescu, Zola, au deuxième poteau, remettait le ballon dans la course d’Eddie Newton qui, à sept minutes de la fin, scellait le destin de la 116e finale de la «Cup».

