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Actualités - Chronologie

La machine, l'homme et dieu, selon Anand

BONN, 11 Mai (AFP). — L’un des cinq meilleurs joueurs d’échecs mondiaux, l’Indien Viswanathan Anand, s’est moqué de la façon dont le champion du monde russe Garry Kasparov sacralise selon lui le super ordinateur d’IBM Deep Blue.
Kasparov, opposé au cerveau électronique dans un match exhibition à New York, «traite la machine comme Dieu», raille-t-il dans un entretien accordé à l’hebdomadaire allemand «Der Spiegel» à paraître lundi.
Pour Anand, Kasparov, qui se pose lui-même en «champion du genre humain», manifeste «visiblement un respect exagéré» à l’égard de Deep Blue.
«Kasparov a joué d’une manière si défensive contre l’ordinateur que je ne l’ai jamais connu ainsi», a-t-il noté, jugeant que l’«on aurait pu jouer plus agressivement sans pour autant se montrer inutilement téméraire».
«Une défaite de Kasparov ne pourrait avoir qu’une seule justification: ce ne serait pas la victoire de la machine mais celle de Kasparov contre lui-même parce qu’il s’est montré trop respectueux ou trop nerveux», analyse-t-il.
Sur le fond, Anand, qui fut le challenger de Kasparov en 1995 pour le titre mondial, ne tient pas Deep Blue et son géniteur, IBM, en grande estime: «Pour moi, Deep Blue n’a rien à voir avec l’intelligence artificielle. Il représente l’incroyable violence brute que ces machines expriment, ni plus, ni moins».
«Le problème pour IBM est que ce match a tellement retenu l’attention à travers le monde que cette machine est mythifiée, si bien qu’elle ne peut plus disputer un tournoi normal. Une seule défaite contre quelqu’un d’autre que le champion, et Deep Blue serait considéré comme le dernier des débutants», poursuit-il.
Anand souligne que si le cerveau électronique jouait régulièrement, ses adversaires humains perdraient peut-être quelques parties mais seraient ensuite en mesure de s’adapter à son style de jeu et de «remporter les autres probablement sans discontinuer».
«L’homme peut s’adapter, pas l’ordinateur», conclut-il, empruntant à Kasparov son credo.
BONN, 11 Mai (AFP). — L’un des cinq meilleurs joueurs d’échecs mondiaux, l’Indien Viswanathan Anand, s’est moqué de la façon dont le champion du monde russe Garry Kasparov sacralise selon lui le super ordinateur d’IBM Deep Blue.Kasparov, opposé au cerveau électronique dans un match exhibition à New York, «traite la machine comme Dieu», raille-t-il dans un entretien accordé à l’hebdomadaire allemand «Der Spiegel» à paraître lundi.Pour Anand, Kasparov, qui se pose lui-même en «champion du genre humain», manifeste «visiblement un respect exagéré» à l’égard de Deep Blue.«Kasparov a joué d’une manière si défensive contre l’ordinateur que je ne l’ai jamais connu ainsi», a-t-il noté, jugeant que l’«on aurait pu jouer plus agressivement sans pour autant se montrer inutilement...