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Actualités - Chronologie

Bananes et drogue au menu du sommet Caraïbes-USA

BRIDGETOWN, 10 Mai (AFP). — Le président Bill Clinton et les leaders de 14 pays des Caraïbes se sont retrouvés samedi à la Barbade pour un sommet dominé par les questions commerciales, notamment le conflit de la banane entre les Etats-Unis et l’Union européenne, et la lutte contre les problèmes de drogue.
M. Clinton et ses 14 interlocuteurs, dont les entretiens ont duré trois heures, devaient adopter un document intitulé «Partenariat pour la prospérité et la sécurité dans les Caraïbes», indiquait-on de source américaine à Bridgetown.
Ce sommet, le premier du genre, met un terme à la première tournée en Amérique latine de M. Clinton, qui a visité cette semaine le Mexique, puis le Costa Rica pour un autre sommet avec les leaders de six pays d’Amérique centrale.
Comme à San José, il s’agissait d’abord pour lui de réparer l’orgueil blessé de pays ayant eux aussi l’impression que les Etats-Unis les ont laissés tomber depuis la fin de la guerre froide.

Première manche aux USA

Ils mettent ainsi en avant deux chiffres: l’aide économique de Washington à ces pays est passée de 225 millions de dollars en 1985 à 26 millions de dollars en 1996.
Le but de la venue de M. Clinton dans la capitale de la Barbade, une ancienne colonie britannique, est de montrer que «les Etats-Unis sont une nation caraïbe», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry.
Les intéressés veulent que Washington en donnent une preuve concrète. Depuis l’entrée en vigueur en 1994 de l’Accord de libre échange nord-américain (Alena), qui regroupe Canada, Etats-Unis et Mexique, les pays des Caraïbes ont perdu des dizaines de milliers d’emplois au profit du Mexique. Leur revendication principale est donc de bénéficier des mêmes avantages que Mexico.
Leur adhésion à l’Alena est hors de question. M. Clinton, a indiqué un responsable américain, se limitera donc à répéter la promesse qu’il a faite jeudi à l’Amérique centrale, celle de demander au Congrès de voter un élargissement des avantages tarifaires dont bénéficient déjà certaines de leurs exportations dans le cadre de l’Initiative du bassin des Caraïbes (IBC).
Les droits de douane seraient ainsi réduits sur les exportations de textile, de vêtements, de thon et de produits du cuir, pour une valeur de plus de deux milliards sur cinq ans.
Outre le fait que cela est loin d’être acquis, il ne s’agirait pas d’une parité avec le Mexique.
M. Clinton s’attend à être critiqué par plusieurs pays de la région actuellement plongés dans une bataille avec Washington qui menace de ruiner leurs producteurs de bananes et leurs économies.
Washington veut forcer l’UE à mettre fin au traitement préférentiel qu’elle accorde aux bananes des Caraïbes dans le cadre de la convention de Lomé.
Les Etats-Unis ont remporté la première manche en avril lorsque l’Organisation mondiale du commerce (OMC) leur a donné raison.
Cet événement a suscité une profonde inquiétude dans les îles dont les bananes représentent, avec le tourisme, la principale source de devises.
Le responsable américain a précisé que M. Clinton a fait part de sa «volonté de mettre au point un arrangement avec l’UE». «Nous sommes en discussion avec l’UE», a-t-il dit, admettant que ces pourparlers n’avaient rien donné pour l’instant.
«Impasse dans les pourparlers sur la banane», titrait vendredi le «Weekend Nation», un hebdomadaire de Bridgetown.
Les pays des Caraïbes ont des atouts à faire valoir, car les Américains veulent qu’ils renforcent leur coopération avec eux pour lutter contre le trafic de drogue. Environ un tiers des drogues finissant aux Etats-Unis transiterait, en effet, par les Caraïbes.
BRIDGETOWN, 10 Mai (AFP). — Le président Bill Clinton et les leaders de 14 pays des Caraïbes se sont retrouvés samedi à la Barbade pour un sommet dominé par les questions commerciales, notamment le conflit de la banane entre les Etats-Unis et l’Union européenne, et la lutte contre les problèmes de drogue.M. Clinton et ses 14 interlocuteurs, dont les entretiens ont duré trois heures, devaient adopter un document intitulé «Partenariat pour la prospérité et la sécurité dans les Caraïbes», indiquait-on de source américaine à Bridgetown.Ce sommet, le premier du genre, met un terme à la première tournée en Amérique latine de M. Clinton, qui a visité cette semaine le Mexique, puis le Costa Rica pour un autre sommet avec les leaders de six pays d’Amérique centrale.Comme à San José, il s’agissait d’abord pour...