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Actualités - Chronologie

Un ancien prisonnier de guerre ambassadeur US au Vietnam

WASHINGTON, 8 Mai (AFP). — Le premier ambassadeur des Etats-Unis au Vietnam depuis 1975, Pete Peterson, va entrer vendredi dans l’histoire de la diplomatie en devenant le premier ancien prisonnier de guerre à occuper un tel poste dans un pays où il a été torturé et détenu pendant plusieurs années.
Pour autant, Douglas «Pete» Peterson, qui prendra officiellement ses fonctions vendredi à Hanoï, n’entend pas revenir sur le passé. «J’ai tourné la page, affirmait-il récemment lors d’une interview. Les Vietnamiens ont clairement tourné la page de la guerre».
Le passé de cet ancien pilote de l’US Air Force, détenu pendant six ans et demi au Nord-Vietnam après que son avion eut été abattu par un missile en 1966, constitue pourtant la principale raison de son choix par le président Clinton, estiment plusieurs spécialistes américains.
«Ils avaient besoin de quelqu’un comme Peterson pour passer le processus de confirmation» au Sénat, indique un ancien responsable américain proche des relations entre les Etats-Unis et le Vietnam.
«Les sujets de discussions (entre les deux pays) ne sont pas vraiment pour l’instant les affaires ou le commerce, mais la question des MIA», ces soldats américains portés disparus («Missing in Action») pendant la guerre du Vietnam, rappelle pour sa part Virginia Foote, présidente de la Chambre de commerce américano-vietnamienne.
Désamorcer l’hostilité

Mais alors que Hanoï s’est réjouie de la nomination de M. Peterson, ce dernier doit encore convaincre un Sénat américain où les sentiments antivietnamiens, bien que minoritaires, restent vivaces.
Désamorcer cette hostilité «constituera la principale mission de Peterson, et il le sait», estime Fred Brown, un ancien diplomate aujourd’hui spécialiste de l’Asie du sud-est au centre d’études internationales Nitze à Washington.
«Son retour en tant qu’homme de paix montrera aux Vietnamiens que les Etats-Unis ne considèrent plus le Vietnam comme une guerre mais comme un pays valable en lui-même», selon lui.
Une minorité de parlementaires américains reste hostile à la décision du président Bill Clinton en 1995 de normaliser les relations des Etats-Unis avec le régime communiste de Hanoï. Le Sénat avait d’ailleurs mis plus de six mois à confirmer la nomination de M. Peterson, finalement obtenue le mois dernier.
Ils accusent notamment le Vietnam d’entretenir la confusion sur le sort de quelque 1.600 soldats américains portés disparus ou faits prisonniers pendant la guerre. Ils dénoncent également la lenteur avec laquelle, selon eux, Hanoï traite le cas des Vietnamiens qui demandent l’asile aux Etats-Unis.
Ces parlementaires exigent des avancées sur ces deux points avant de donner leur feu vert à l’ouverture d’un consulat américain à Ho Chi Minh-Ville, l’ancienne capitale du Sud-Vietnam.
Une telle ouverture «montrerait que nos relations sont en voie d’être totalement normalisées sur le front diplomatique», estime Mme Foote.
Les entreprises américaines souhaitent qu’à la normalisation des relations diplomatiques succédera celle des relations économiques. Leur espoir: un accord commercial entre les deux pays, les privilèges commerciaux liés à des clauses mutuelles de la nation la plus favorisée, ainsi que des prêts cautionnés par le gouvernement pour les sociétés installées au Vietnam.
WASHINGTON, 8 Mai (AFP). — Le premier ambassadeur des Etats-Unis au Vietnam depuis 1975, Pete Peterson, va entrer vendredi dans l’histoire de la diplomatie en devenant le premier ancien prisonnier de guerre à occuper un tel poste dans un pays où il a été torturé et détenu pendant plusieurs années.Pour autant, Douglas «Pete» Peterson, qui prendra officiellement ses fonctions vendredi à Hanoï, n’entend pas revenir sur le passé. «J’ai tourné la page, affirmait-il récemment lors d’une interview. Les Vietnamiens ont clairement tourné la page de la guerre».Le passé de cet ancien pilote de l’US Air Force, détenu pendant six ans et demi au Nord-Vietnam après que son avion eut été abattu par un missile en 1966, constitue pourtant la principale raison de son choix par le président Clinton, estiment plusieurs...