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Actualités - Chronologie

En Irak, même les pigeons voyageurs souffrent de l'embargo (photo)

BAGDAD, 8 Mai (AFP). — Hassan Ali al-Naqib, un commerçant irakien, consacre près du tiers de ses revenus mensuels à l’élevage et l’entraînement de pigeons voyageurs qu’il engage dans les compétitions, très fréquentes en Irak.
«Mes 45 pigeons voyageurs me coûtent chaque mois environ 21.000 dinars», a indiqué M. Naqib, 56 ans, propriétaire d’un magasin de produits de luxe, qui lui rapporte près de 70.000 dinars par mois. Un dollar vaut actuellement environ 1.200 dinars.
Saad Salah, 38 ans, n’arrive pas à cacher sa satisfaction: l’un des 55 pigeons voyageurs, qui peuplent son colombier, vient de remporter la dernière compétition, la troisième organisée à Bagdad durant le mois d’avril.
Le pigeon vainqueur a parcouru les 650 km entre la péninsule de Fao (sud) et Bagdad en 7 heures 24 minutes. Le deuxième a parcouru la distance en 10 heures 10 minutes.
«C’est la quatrième compétition remportée par l’un de mes pigeons», exulte M. Salah qui exerce une profession libérale.
En l’absence d’une association officielle de colombophiles en Irak, les amateurs se retrouvent chez les marchands d’oiseaux où s’effectuent les tractations et se donnent rendez-vous dans des cafés populaires où s’organisent les compétitions.
Parmi les amateurs rencontrés au café populaire de Bab al-Mouadham où s’est déroulée la cérémonie de distribution des prix de la dernière épreuve figure Abdelkarim Ghayeb, 38 ans.
Il dit posséder 54 pigeons voyageurs importés entre 1984 et 1989 de Roumanie où il avait obtenu un diplôme supérieur d’agronomie.
«Ces pigeons m’avaient coûté près de 32.000 dollars, mais je ne le regrette pas», soutient M. Ghayeb qui a délaissé l’agronomie pour la colombophilie.
Bien que résidant à Bagdad, il se rend deux fois par semaine dans la province de Diyala, à 70 km à l’est de la capitale, pour s’occuper de son colombier.
L’un de ses pigeons détient le record de vitesse enregistré en Irak en avril. L’oiseau avait parcouru 500 km entre Bassorah (sud) et Bagdad en 5 heures 15 minutes.
Le pigeon voyageur, qui se distingue par son plumage clair sous les ailes, peut parcourir jusqu’à 1.292 km par jour et sa vitesse varie de 70 à 140 km/h.
Dans le passé, le pigeon voyageur était utilisé pour transmettre des messages de particulier à particulier ou pendant les guerres.
«J’ai récemment vendu un pigeon voyageur pour 750.000 dinars. C’est plus cher qu’un footballeur», assure Salman Barto Salman, 60 ans, oiselier de profession depuis plus d’un quart de siècle.
Seulement, M. Salman se plaint, lui aussi, de l’embargo imposé à l’Irak par le Conseil de Sécurité de l’ONU après l’invasion du Koweit en 1990. «Les pigeons voyageurs souffrent, eux aussi, de l’embargo».
«En raison de la hausse du prix des graines spéciales servant de nourriture aux pigeons voyageurs, les éleveurs ont été obligés de se rabattre sur des graines de mauvaise qualité», explique-t-il.
BAGDAD, 8 Mai (AFP). — Hassan Ali al-Naqib, un commerçant irakien, consacre près du tiers de ses revenus mensuels à l’élevage et l’entraînement de pigeons voyageurs qu’il engage dans les compétitions, très fréquentes en Irak.«Mes 45 pigeons voyageurs me coûtent chaque mois environ 21.000 dinars», a indiqué M. Naqib, 56 ans, propriétaire d’un magasin de produits de luxe, qui lui rapporte près de 70.000 dinars par mois. Un dollar vaut actuellement environ 1.200 dinars.Saad Salah, 38 ans, n’arrive pas à cacher sa satisfaction: l’un des 55 pigeons voyageurs, qui peuplent son colombier, vient de remporter la dernière compétition, la troisième organisée à Bagdad durant le mois d’avril.Le pigeon vainqueur a parcouru les 650 km entre la péninsule de Fao (sud) et Bagdad en 7 heures 24 minutes. Le deuxième a...