L’Arabie Séoudite et les Emirats arabes unis viennent d’abolir une série de règlements autorisant seulement les nationaux à investir dans leurs marchés financiers, alors qu’Oman envisage d’élargir davantage la participation des investisseurs étrangers.
Le Qatar, de son côté, pourrait permettre aux expatriés d’investir dans la bourse qu’il a l’intention de créer prochainement, selon des experts financiers à Abou Dhabi.
Oman et Bahrein autorisent déjà les étrangers à détenir jusqu’à 49% des compagnies cotées en bourse, alors que les investisseurs étrangers au Koweït peuvent investir en bourse par le biais d’un fonds d’investissement.
«Nous examinons la possibilité d’élargir la participation des investisseurs étrangers à la bourse des valeurs à Oman», a déclaré le président de la bourse de Mascate, Mahmoud Al-Jarwani.
A l’instar de l’Arabie Séoudite, les Emirats arabes unis ont lancé lundi une première société d’investissement qui sera ouverte aux hommes d’affaires étrangers dans une limite de 20%.
Ces deux pays ainsi que le Qatar ne se sont pas encore dotés de bourses bien qu’ils aient des marchés financiers actifs animés par les banques.
L’Emirates Bank International (EBI) de Dubai (Emirats) a lancé la société d’investissement à capital variable (SICAV), baptisée Emirates Equity Fund, qui sera opérationnelle en juin prochain. Elle investira dans un panier de sociétés émiraties, a précisé le groupe bancaire.
Selon Mohamed Harasha, un agent de change aux Emirats, cette société «facilitera l’afflux des capitaux étrangers et renforcera les opérations boursières».
Les Emirats envisagent de transformer leur marché financier en bourse officielle avant la fin de l’année.
Le royaume séoudien a mis fin en avril au monopole des actions lorsque la Saudi American Bank (SAMBA) a annoncé la création de la Saudi Arabian Investment Fund Ltd, où les étrangers peuvent acheter des actions.
Les banquiers estiment que l’ouverture des bourses dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Séoudite, Koweit, Emirats, Qatar, Oman et Bahrein) permettra d’explorer de nouvelles chances d’investissement pour les expatriés, qui dépassent les deux tiers de la population dans certaines de ces monarchies.
Ces démarches aideront aussi les pays du CCG à relier leurs marchés financiers, conformément à leur accord économique, qui stipule la création d’un marché commun.
Près de 300 banques et compagnies disposent d’actions dans les bourses et les marchés financiers des pays du Golfe.


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