Prenant la parole devant l’assemblée générale de l’Organisation de la Santé mondiale (OMS) à Genève, M. Frangié a déploré le fait que les pays en voie de développement doivent faire face à une hausse continuelle des frais d’hospitalisation affirmant par ailleurs que le Liban est déterminé à s’en sortir en mettant en application une politique de santé sage qui mettrait fin à l’injustice affectant certaines classes sociales.
Selon le ministre de la Santé, l’OMS assume «des grandes responsabilités au niveau de la communauté internationale. Les pays en voie de développement tiennent compte de ses directives pour l’élaboration de leur politique de santé qui doit se baser essentiellement sur un programme de prévention susceptible de contribuer à la lutte contre les maladies chroniques. Les cas de personnes souffrant de maladies chroniques, telles le diabète ou le cancer, se multipliant dans les pays en voie de développement en raison du relèvement de la moyenne d’âge dans ces pays».
M. Frangié a estimé que les frais de traitement de ces maladies constituent un lourd fardeau pour l’économie nationale des pays en voie de développement dont le Liban.
Se basant sur un rapport élaboré par son département, M. Frangié a indiqué que le Liban est particulièrement concerné par le problème des maladies chroniques.
Selon lui, 13% des Libanais âgés de plus de trente ans souffrent de diabète alors que 26% ont des problèmes d’hypertension. Et d’ajouter que, selon les normes adoptées par l’OMS, 55% des Libanais et 67% des Libanaises sont obèses.
Par ailleurs, M. Frangié a préconisé l’élaboration d’une étude exhaustive au sujet des besoins réels du Liban dans le domaine de l’hospitalisation. Une étude qui constituerait la base de tout plan de développement de l’infrastructure hospitalière.
Il a souligné l’importance de la modernisation, des hôpitaux gouvernementaux dans les milieux ruraux et dans les banlieues.


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