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Actualités - Chronologie

Iran : le clergé s'entredéchire à la veille des présidentielles

TEHERAN, 5 Mai (AFP). — Le clergé chiite s’entredéchire à l’approche des élections présidentielles du 23 mai, confirmant l’existence d’une divergence de fond entre les deux principales factions au pouvoir en Iran depuis 18 ans.
A l’approche du scrutin, le septième depuis la révolution islamique de 1979, les principaux dignitaires religieux du régime semblent plus que jamais divisés sur le rôle du clergé dans ces élections présidentielles.
Pour les radicaux et modérés, le clergé, en tant qu’institution de la République islamique, ne doit en aucune façon intervenir en faveur des candidats et doit se contenter d’appeler à une participation massive de la population au vote.
Pour la plupart des partisans du camp conservateur, notamment le Guide de la République l’ayatollah Ali Khamenei, le clergé doit au contraire guider et orienter les élections vers «le choix du meilleur candidat» pour succéder à l’actuel président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani.
Ce débat doit prendre de l’ampleur dans les prochains jours, à l’occasion du mois de deuil chiite de Moharram et la commémoration de l’Achoura, anniversaire du massacre de Hussein, l’imam le plus vénéré du chiisme, en 680.
Moharram est l’occasion pour le clergé d’aller dans les régions les plus reculées du pays pour commémorer le deuil chiite, célébré cette année le 17 mai, à cinq jours du scrutin.
«La population fait confiance au clergé dans le choix des candidats», a affirmé samedi l’ayatollah Khamenei dans un discours devant plusieurs centaines de «religieux missionnaires», à la veille de leur départ en province pour la commémoration de l’Achoura.

Responsabilité


Pour l’ayatollah Khamenei, le clergé «doit éclairer les gens et intervenir activement pour présenter à la population le meilleur candidat».
Cette prise de position du numéro un iranien constitue une réplique claire à ceux qui estiment au contraire que le clergé, et notamment les principaux dignitaires religieux de la ville sainte de Qom (sud de Téhéran), devaient se garder de se prononcer en faveur d’un candidat précis.
L’Association des enseignants religieux des écoles coraniques de Qom ainsi que le clergé de la ville sainte de Machhad (est), proches des conservateurs, ont présenté Ali Akbar Nategh-Nouri, président du Parlement et chef de la majorité parlementaire, comme «Le meilleur candidat».
Cette prise de position du clergé conservateur a suscité un tollé dans les milieux de la gauche radicale et modérée qui soutiennent Mohammad Khatami, ancien ministre de la Culture et de l’Orientation islamique.
«Après le discours de M. Khamenei, le clergé doit maintenant assumer une responsabilité cruciale aux prochaines élections», a au contraire affirmé lundi le journal conservateur Iran News.
Deux candidats, tous deux membres du clergé, dominent le débat électoral depuis plusieurs semaines.
Conservateurs d’une part, modérés alliés aux radicaux d’autre part, ont multiplié ces derniers jours les rassemblements, faisant de ce scrutin une démonstration de force sans précédent dans les annales politiques du pays depuis la révolution.
Déjà assuré de la majorité parlementaire conservatrice, l’hodjatoleslam Nategh-Nouri, 54 ans, continue de faire jouer à plein sa position officielle et multiplie les discours dans les lieux publics, et de plus en plus dans les mosquées.
L’hodjatoleslam Khatami, personnalité moins en vue dans la hiérarchie politique du pays, mais populaire dans les milieux intellectuels, continue de parcourir le pays et occupe la Une de la presse radicale et modérée.
La semaine dernière, l’ayatollah Khamenei avait interdit déjà aux quotidiens dépendant de l’Etat de favoriser un «seul candidat» ou une «seule faction» représentée aux présidentielles.
TEHERAN, 5 Mai (AFP). — Le clergé chiite s’entredéchire à l’approche des élections présidentielles du 23 mai, confirmant l’existence d’une divergence de fond entre les deux principales factions au pouvoir en Iran depuis 18 ans.A l’approche du scrutin, le septième depuis la révolution islamique de 1979, les principaux dignitaires religieux du régime semblent plus que jamais divisés sur le rôle du clergé dans ces élections présidentielles.Pour les radicaux et modérés, le clergé, en tant qu’institution de la République islamique, ne doit en aucune façon intervenir en faveur des candidats et doit se contenter d’appeler à une participation massive de la population au vote.Pour la plupart des partisans du camp conservateur, notamment le Guide de la République l’ayatollah Ali Khamenei, le clergé doit au...