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Actualités - Chronologie

Les firmes pétrolières à la recherche d'un rôle au Koweit

KOWEIT, 4 Mai (AFP). — La firme française Total est la dernière grande compagnie étrangère à tenter de prendre pied au Koweit engagé dans la réalisation d’un vaste plan de dix milliards de dollars pour accroître sa capacité de production.
Total négocie actuellement un accord de services avec la Kuwait Oil Company (KOC-étatique) qui veut porter sa capacité de production de 2,4 millions de barils/jour actuelle ment à 3 mb/j en l’an 2005.
La signature du contrat, qui comprend des consultations techniques avec la KOC pour l’exploitation des gisements du Sud, permettrait à Total de rejoindre sur place British Petroleum (BP) et la firme américaine Chevron, déjà liés par des accords similaires avec la compagnie koweitienne.
Des experts soulignent cependant que les firmes étrangères ambitionnent un rôle plus grand que celui de conseillers.
«Je ne pense pas que les firmes pétrolières ne viennent ici que pour des accords de services techniques (...) la plupart d’entre elles pensent que le Koweit aura besoin d’investir massivement dans de nouvelles technologies pour accroître sa production», estime l’un d’entre eux sous couvert d’anonymat.
Le Koweit bénéficie d’énormes réserves estimées à 96 milliards de barils, soit 10% du total mondial.
Le directeur adjoint pour la planification et le développement de la KOC, M. Ahmad al-Arbid, a récemment déclaré à l’AFP que pour améliorer la capacité de production pétrolière, le Koweit avait besoin d’une expertise qui n’est pas disponible dans le cadre des accords actuels avec les firmes étrangères.
Selon lui, la question qui se pose pour la KOC est «d’obtenir la technologie appropriée» pour mener à bien le programme de développement pétrolier, et non de soutirer aux compagnies étrangères des fonds, le Koweit pouvant assurer lui-même les 10 mds USD requis.
M. Arbid a indiqué en outre qu’il y avait «un débat au Koweit sur la manière de mieux utiliser les firmes étrangères» mais que les autorités n’avaient pas encore décidé des modalités des prochains accords.
Le Koweit produit actuellement 2 mb/j, conformément au quota qui lui est attribué par l’OPEP, et les recettes de ces ventes représentent au moins 85% de celles du gouvernement.
Le Koweit a nationalisé l’industrie du pétrole dans les années 70. Un accord de partage de production avec les compagnies étrangères ou un système de concession pourrait être interprété par des députés comme une atteinte à la souveraineté du pays.
Toujours selon des experts sur place, des accords à long terme pourraient cependant être élaborés de manière à accorder une certaine liberté d’action aux partenaires étrangers.
Sur le plan politique, des accords à long terme avec Total, BP et Chevron pourraient constituer une garantie pour la sécurité du Koweit.
Ces firmes représentent la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, les principaux pays de la coalition alliée qui avait libéré le Koweit en février 1991, mettant fin à sept mois d’occupation irakienne.

Excédent budgétaire

D’autre part, le budget du Koweit a enregistré un excédent de 2,4 milliards de dollars au premier semestre de l’exercice 1996/1997, grâce à une hausse des revenus pétroliers en 1996.
Les comptes du premier semestre de l’année budgétaire, commençant le 1er juillet 1996, «font apparaître un excédent de 731 millions de dinars» (2,4 mds USD), a indiqué le ministre des Finances Nasser al-Roudhane dans un rapport sur les finances publiques, cité par «Al-Watan».
Malgré la réduction du déficit budgétaire, le Koweit doit toujours s’attaquer à ses causes structurelles en rationalisant les dépenses et en faisant payer les services publics, a ajouté le ministre.
L’excédent enregistré devrait réduire considérablement le déficit budgétaire, prévu à 1,21 md KD (4 mds USD) pour l’année budgétaire qui se termine le 30 juin prochain. Ce chiffre ne comprend pas le prélèvement de 10% des recettes pétrolières, afin d’alimenter le Fonds des générations futures, estiment des analystes.
«Il existe une petite possibilité que le budget soit en équilibre cette année, avant l’allocation des fonds pour les générations futures», a déclaré Mme Randa Azar-Khoury, économiste en chef de la National Bank of Kuwait.
Le Koweit qui exporte 2 millions de barils de pétrole par jour, avait fait ses prévisions sur la base d’un prix de 13 dollars le baril, alors que les cours ont tourné autour d’une moyenne de 18 dollars, avant de baisser en 1997.
M. Roudhane a indiqué que le budget 1997/1998, qui doit encore être approuvé par le Parlement, prévoyait une hausse de 4% des dépenses, atteignant 4,37 mds KD (14,4 mds USD).
Il a ajouté que les recettes devraient augmenter dans une plus grande proportion, de manière à ramener le déficit à 1,17 md KD (3,8 mds USD), soit près de 3% en deçà de celui de l’exercice actuel.
KOWEIT, 4 Mai (AFP). — La firme française Total est la dernière grande compagnie étrangère à tenter de prendre pied au Koweit engagé dans la réalisation d’un vaste plan de dix milliards de dollars pour accroître sa capacité de production.Total négocie actuellement un accord de services avec la Kuwait Oil Company (KOC-étatique) qui veut porter sa capacité de production de 2,4 millions de barils/jour actuelle ment à 3 mb/j en l’an 2005.La signature du contrat, qui comprend des consultations techniques avec la KOC pour l’exploitation des gisements du Sud, permettrait à Total de rejoindre sur place British Petroleum (BP) et la firme américaine Chevron, déjà liés par des accords similaires avec la compagnie koweitienne.Des experts soulignent cependant que les firmes étrangères ambitionnent un rôle plus grand que...