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Actualités - Chronologie

Mai-Juin : les grands rendez-vous européens

LONDRES, 2 Mai (AFP). — A peine installé à Downing Street, le nouveau premier ministre britannique va devoir préparer les grands rendez-vous européens de mai et de juin, sur lesquels il sera attendu au tournant, tant au Royaume-Uni que dans le reste de l’UE.
Les partenaires européens de Londres, qui espèrent une «bouffée d’air frais» de l’arrivée de Tony Blair aux affaires, ont pu douter de ses convictions européennes lors de sa campagne électorale, marquée par d’étonnantes prises de positions nationalistes. Mais la majorité très confortable qui a porté Tony Blair au pouvoir devrait lui permettre de se libérer de la menace de la minorité eurosceptique de son parti et, a priori, de mettre en pratique l’approche «positive» et «constructive» qu’il a promise à propos de l’Europe.
«Blair devrait pouvoir compter sur une loyauté (des députés) vis-à-vis du gouvernement, dont Major n’a jamais pu bénéficier», a estimé Neil Gavin, spécialisé dans les questions européennes à l’université de Liverpool.
Au cours de sa campagne électorale, M. Blair s’est surtout préoccupé de l’opinion publique britannique, réputée anti-européenne. Et il a pu à loisir mettre en avant les «intérêts nationaux britanniques» ou proclamer qu’il allait «terrasser le dragon d’un Etat fédéral européen».
Les sondages d’opinion ont montré le rejet de la monnaie unique, souvent assimilé en Grande-Bretagne à une désaffection à l’égard de l’Union européenne en général. Et Tony Blair a tenu à ne pas décevoir cet électorat.
Les autres gouvernements européens comptent pourtant sur lui pour lever certains des obstacles mis par John Major à la réforme du traité de Maastricht et débloquer la Conférence intergouvernementale (CIG) chargée de cette révision institutionnelle.

Nuances sémantiques

La présidence néerlandaise de l’Union européenne envisage de programmer un sommet spécial des chefs d’Etat et de gouvernement le 23 mai, à Noordwijk. Et les dirigeants européens se retrouveront à nouveau, moins d’un mois plus tard, à Amsterdam, pour le sommet de clôture de la présidence et de la CIG.
Le programme gouvernemental du Labour laisse pourtant croire que l’arrivée de M. Blair au pouvoir ne sera pas forcément synonyme d’un déblocage des grands dossiers européens ou, au moins, que le nouveau premier ministre ne permettra pas la réforme ambitieuse que souhaitent certains Etats membres de l’UE.
M. Blair apparaît intraitable sur la justice et les affaires intérieures, les affaires étrangères, la défense et la sécurité, la fiscalité et le budget. Sur tous ces thèmes, pas question d’abandonner le veto britannique, c’est-à-dire d’accepter un élargissement des votes à la majorité dans les conseils européens.
Les travaillistes concèdent quelques souplesses dans des domaines secondaires, tels que l’industrie, le social et l’environnement. Mais, selon les experts, ils restent très éloignés des idées de l’actuelle présidence néerlandaise de l’UE, ou du couple franco-allemand.
«Il n’y a pas d’étape majeure dans l’intégration que nous avions l’intention d’accepter», a résumé M. Blair durant la campagne.
LONDRES, 2 Mai (AFP). — A peine installé à Downing Street, le nouveau premier ministre britannique va devoir préparer les grands rendez-vous européens de mai et de juin, sur lesquels il sera attendu au tournant, tant au Royaume-Uni que dans le reste de l’UE.Les partenaires européens de Londres, qui espèrent une «bouffée d’air frais» de l’arrivée de Tony Blair aux affaires, ont pu douter de ses convictions européennes lors de sa campagne électorale, marquée par d’étonnantes prises de positions nationalistes. Mais la majorité très confortable qui a porté Tony Blair au pouvoir devrait lui permettre de se libérer de la menace de la minorité eurosceptique de son parti et, a priori, de mettre en pratique l’approche «positive» et «constructive» qu’il a promise à propos de l’Europe.«Blair devrait pouvoir...