Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Pasqua fait une entrée en fanfare dans la bataille

PARIS, 28 Avril (Reuter). — Pendant qu’Alain Juppé et Lionel Jospin se consacraient à la campagne des législatives dans leurs circonscriptions respectives, Charles Pasqua a effectué une entrée en fanfare dans la bataille électorale.
«Comprenons bien qu’il n’y aura pas de «nouvel élan» sans une nouvelle politique», a déclaré l’ancien ministre RPR de l’Intérieur, paraphrasant le slogan de la majorité, devant la convention nationale de son mouvement «Demain la France».
Il a estimé que la façon dont la majorité RPR-UDF avait engagé la campagne n’était pas à la «hauteur de l’enjeu qui est proposé aux Français» par le président Jacques Chirac.
Il est revenu à la charge sur France 2: «Je ne suis pas sûr que les réformes que l’on va nous proposer sont suffisantes», a-t-il dit sans vouloir prendre position sur le maintien ou non d’Alain Juppé au poste de premier ministre après les élections. «Si demain (le chef de l’Etat) veut maintenir M. Juppé, il le maintiendra, a-t-il dit. Mais de toute façon, il faudra une autre politique».
Alain Juppé et le premier secrétaire du Parti socialiste, Lionel Jospin, ont pour leur part continué leur débat à distance sur l’organisation d’un affrontement télévisé.
Lionel Jospin, qui refuse un débat à quatre entre les dirigeants des quatre principaux partis, et a passé une grande partie des journées de vendredi et samedi à sillonner son fief de Cintegabelle, en Haute-Garonne, a accusé le premier ministre de se «dérober» à un face-à-face télévisé avec lui.

Prendre du recul

«Si Alain Juppé ne veut pas être confronté directement à moi, c’est au pays et à ses électeurs qu’il sera directement confronté», a-t-il ajouté.
«M. Jospin a répondu peut-être un peu vite lorsqu’il a refusé cette proposition (de débat à quatre) de TF1», a pour sa part déclaré le premier ministre lors d’une conférence de presse dans sa ville de Bordeaux. «En prenant du recul, il y viendra».
Les deux autres protagonistes pressentis d’un débat à quatre ont également déploré le refus du dirigeant socialiste.
En campagne dans le Var, le président de l’UDF, François Léotard, a regretté que Lionel Jospin «ne se prête pas à ce qui est un rite et une obligation dans l’esprit de la République».
Le secrétaire national du Parti communiste, Robert Hue, a reproché à son homologue socialiste de «jouer perso». «Je pense que Lionel Jospin finira par accepter ce débat», a-t-il déclaré lors d’un déplacement dans sa circonscription d’Argenteuil.
Le porte-parole national des Verts, Dominique Voynet, a pour sa part donné le coup d’envoi de sa campagne en justifiant son accord avec le PS et elle a dénoncé la «barbarie libérale».
Génération Ecologie de Brice Lalonde et le Mouvement écologiste indépendant d’Antoine Waechter, qui se revendiquent chacun de leur côté d’une «écologie indépendante», ont présenté en ordre dispersé leurs propres listes de candidats.
A 31 jours du premier tour des élections, la droite devance la gauche PS-PC dans les intentions de vote, indique un sondage de l’IFOP réalisé pour le Journal du dimanche et la radio BFM.
Sur 1.000 personnes interrogées le 25 avril, 37% affirment qu’elles voteraient pour un candidat RPR ou UDF et 2,5% pour un candidat divers droite, soit au total 39,5%, si le premier tour des élections avait lieu dimanche.
Elles sont 26% à dire qu’elles voteraient pour un candidat socialiste et 10% pour un communiste — soit 36% au total. Mais si on y ajoute les intentions de vote pour les écologistes (6,5%) et pour l’extrême-gauche (2,0%), ce total passe à 44,5%.
Le FN recueille pour sa part 16% des intentions de vote.
Selon une simulation réalisée par l’IFOP, la droite (RPR, UDF et divers) conserverait après le second tour une majorité confortable à l’Assemblée, avec 311 à 331 députés sur les 555 sièges de France métropolitaine. La gauche obtiendrait 219 à 245 sièges, dont 200 à 220 pour le PS et 19 à 25 pour le PC, mais aucun pour les Verts. Le FN obtiendrait de zéro à trois sièges.
Dans une interview au JDD, Lionel Jospin affirme que si la gauche l’emporte, la «première mesure» qu’elle décidera sera «un audit de la situation financière et des comptes économiques et sociaux du pays». Il promet cependant que la cohabitation avec Jacques Chirac «se passera normalement».
PARIS, 28 Avril (Reuter). — Pendant qu’Alain Juppé et Lionel Jospin se consacraient à la campagne des législatives dans leurs circonscriptions respectives, Charles Pasqua a effectué une entrée en fanfare dans la bataille électorale.«Comprenons bien qu’il n’y aura pas de «nouvel élan» sans une nouvelle politique», a déclaré l’ancien ministre RPR de l’Intérieur, paraphrasant le slogan de la majorité, devant la convention nationale de son mouvement «Demain la France».Il a estimé que la façon dont la majorité RPR-UDF avait engagé la campagne n’était pas à la «hauteur de l’enjeu qui est proposé aux Français» par le président Jacques Chirac.Il est revenu à la charge sur France 2: «Je ne suis pas sûr que les réformes que l’on va nous proposer sont suffisantes», a-t-il dit sans vouloir prendre...