Décidément, il ne fait pas bon être tête de série, cette année en principauté. Après l’élimination, mardi, de Pete Sampras, Thomas Muster et Boris Becker, cinq autres favoris ont mordu la poussière.
Le Néerlandais Richard Krajicek, beau vainqueur de l’Allemand Michael Stich, ainsi que le Chilien Marcelo Rios et l’Espagnol Albert Costa ont survécu au naufrage et restent en lice pour la victoire finale, dimanche.
Krajicek, qui venait d’arriver du Japon où il a remporté la semaine dernière le tournoi de Tokyo, s’est adapté remarquablement vite à la terre battue puisqu’il a démoli Stich, finaliste malheureux à Roland-Garros l’an dernier, en deux manches, 6-3, 6-0.
«Je suis confiant pour Roland-Garros cette année», a déclaré le Néerlandais. «J’étais l’un des meilleurs l’an dernier», a-t-il ajouté en rappelant son élimination en quarts de finale par le futur vainqueur, le Russe Evgueni Kafelnikov.
Au tour suivant, Krajicek rencontrera le puissant australien Mark Philipoussis, qui a écarté Jim Courier en deux sets, 7-5, 7-5.
Albert Costa, vainqueur lundi à Barcelone, s’est débarrassé du Tchèque Slava Dosedel. Il affrontera Rios au prochain tour.
Si les défaites du Sud-Africain Ferreira devant l’Espagnol Carlos Costa et celle du Suédois Enqvist face au Tchèque Bohdan Ulihrach étaient prévisibles, tant les deux hommes ne sont pas des spécialistes de la terre battue, celles du Suisse Rosset et de l’Espagnol Berasategui sont plus surprenantes.
Rosset, demi-finaliste à Roland-Garros l’an dernier, a été battu 7-6, 6-1 par le Tchèque Daniel Vacek tandis que Berasategui subissait la loi de son compatriote Emilio Alvarez, issu des qualifications.
La veille, Sampras, numéro un mondial, a une nouvelle fois fait la cruelle expérience du passage à la terre battue, éliminé par le Suédois Magnus Larsson 3-6, 6-2, 6-3.
Muster, No2, est tombé face à sa «bête noire», le Français Fabrice Santoro, qui a confirmé en deux manches 6-2, 7-6 que l’Autrichien n’est plus le maître incontesté sur cette surface.
Dans une journée où la hiérarchie fut largement contestée, Boris Becker a vu s’allonger la liste de ses déboires dans ce tournoi maudit pour lui. L’Allemand a été sorti par Renzo Furlan 1-6, 6-3, 7-6.
Dans le camp français, Cédric Pioline, relancé la semaine dernière par une victoire sur l’Autrichien Thomas Muster à Barcelone, est retombé sur terre, victime d’Alex Corretja, l’un des fleurons de l’invincible armada espagnole.
Le numéro un français, actuellement 29e mondial, s’est incliné 6-4, 6-3 devant le récent vainqueur du tournoi d’Estoril.
Courant inlassablement derrière sa ligne de fond de court, très solide à la relance, Corretja a constamment compté un break d’avance sur le Français au cours de cette partie d’un peu plus d’une heure et demie.
«Il a fait un bon match. Moi j’en ai fait un moins bon. Mon jeu est en place mais ce qui me manque c’est de savoir profiter des occasions qui me sont offertes», a expliqué le Français, déjà battu à Barcelone par un Espagnol, Albert Costa.

