Cette décision pourrait être annoncée lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Quinze mardi à Luxembourg.
Tout comme ils avaient rappelé leurs ambassadeurs de manière «coordonnée» le 10 avril, les Quinze souhaitent également un renvoi coordonné à Téhéran, précise-t-on de même source.
Parallèlement à cet éventuel renvoi des ambassadeurs, le Conseil des ministres de Luxembourg doit décider de mesures à l’encontre du régime de Téhéran.
Le gel des relations ministérielles, la confirmation de l’embargo sur les armes et le refus de délivrer des visas à de hauts responsables iraniens y compris les officiers de sécurité, font partie des mesures envisagées.
Une action «draconienne» sur le plan économique sera en revanche difficile à obtenir en raison des relations étroites existant dans ce domaine entre plusieurs pays de l’UE et l’Iran, toujours selon la présidence néerlandaise de l’UE.
Les chefs de la diplomatie des Quinze doivent également discuter de l’opportunité de poursuivre «le dialogue critique» avec Téhéran. A la présidence de l’Union, on dit avoir de «bonnes raisons de croire» que ce dialogue va s’interrompre.
Jeudi, le ministre néerlandais des Affaires étrangères Hans Van Mierlo s’était en revanche déclaré favorable à la poursuite de ce dialogue. Il avait précisé que l’UE n’avait «pas mis fin au dialogue critique, mais seulement renoncé à en rencontrer les représentants», car, il n’y a, selon lui, «pas d’autre choix».
Selon M. Van Mierlo, presque personne n’est prêt à arrêter le «dialogue critique», car il fait partie «des possibilités qui permettent d’améliorer la situation en Iran».

