La localité de Sourif isolée du reste de la Cisjordanie
le 26 avril 1997 à 00h00
JERUSALEM, 25 Avril (AFP). — Les 15.000 habitants du village de Sourif, près de Hébron, en Cisjordanie, subissent depuis un mois une série de restrictions d’une sévérité sans précédent depuis les accords d’autonomie de 1993, a indiqué le groupe palestinien de surveillance des droits de l’homme. Le village est soumis depuis mercredi au régime du couvre-feu, qui avait déjà été en vigueur du 21 mars au 6 avril et du 16 au 21 avril. Cette mesure a été couplée au bouclage permanent de la localité par l’armée israélienne, a précisé le mouvement dans un communiqué. Selon son président Bassem Eid, «il s’agit d’une punition collective inadmissible», qui fait suite à l’attentat perpétré le 21 mars par un intégriste palestinien du village, qui avait fait 3 morts et 46 blessés dans un café de Tel-Aviv. «Les abords de Sourif ont été décrétés zone militaire interdite d’accès et de sortie, y compris aux journalistes, et les brèves suspensions du couvre-feu n’ont pas permis à la population de se ravitailler», indique le communiqué. Toujours selon ce texte, les habitants de la localité ont de facto été assignés à résidence et n’ont pas été autorisés à recevoir des soins d’urgence. Le mouvement cite l’exemple d’un touriste jordanien Khaled Moustapha Arar, 61 ans, décédé d’une crise cardiaque faute de soins, à la suite d’inhalation de gaz lacrymogènes, et celui d’une jeune femme enceinte de 18 ans, qui a accouché d’un bébé mort-né faute d’avoir été évacuée à temps en ambulance en raison du refus des militaires israéliens.
JERUSALEM, 25 Avril (AFP). — Les 15.000 habitants du village de Sourif, près de Hébron, en Cisjordanie, subissent depuis un mois une série de restrictions d’une sévérité sans précédent depuis les accords d’autonomie de 1993, a indiqué le groupe palestinien de surveillance des droits de l’homme.Le village est soumis depuis mercredi au régime du couvre-feu, qui avait déjà été en vigueur du 21 mars au 6 avril et du 16 au 21 avril. Cette mesure a été couplée au bouclage permanent de la localité par l’armée israélienne, a précisé le mouvement dans un communiqué.Selon son président Bassem Eid, «il s’agit d’une punition collective inadmissible», qui fait suite à l’attentat perpétré le 21 mars par un intégriste palestinien du village, qui avait fait 3 morts et 46 blessés dans un café de...
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