«Le premier trimestre a été positif et les principaux indicateurs montrent une bonne croissance de l’économie et une inflation exprimée en livres libanaises maîtrisée, au-dessous de 10%», a affirmé M. Riad Salamé.
Le taux de croissance était tombé à 3% en 1996, contre 7% un an auparavant.
L’excédent de la balance de paiements au premier trimestre à 337 millions de dollars est «historique», a-t-il estimé (+30 M USD en 1996 et - 200 M USD en 1995). Cet excédent s’est accompagné d’une baisse des importations et d’une hausse des exportations, a indiqué M. Salamé.
Ces signes encourageants, a-t-il ajouté, ont été accompagnés par une baisse au premier trimestre des taux d’intérêt servis sur les bons émis en livres libanaises par le Trésor.
Les intérêts sur les bons à deux ans sont tombés à 16,58% contre 19,58% fin décembre. Ceux des bons à un an sont descendus à 13,20% au lieu de 14,45%. Le taux préférentiel pratiqué par les 76 banques opérant au Liban a baissé de quatre points à 16%.
L’indicateur synthétique de la banque centrale, reflétant l’activité économique, qui avait connu une régression constante depuis septembre (153,30) jusqu’en février (137,07) s’est repris en mars (140,85).
Les réserves de la BDL
Par ailleurs, M. Salamé a précisé que les réserves nettes en devises étrangères de la Banque centrale du Liban ont atteint 4,8 milliards de dollars fin mars contre 4,52 mds USD fin février.
Ces réserves, qui s’étaient élevées à 4,079 mds USD fin 1996, sont en hausse constante en raison de l’achat par la Bdl des dollars offerts sur le marché des changes, a-t-il souligné.
Les dépôts en devises auprès de la Banque centrale des 76 banques commerciales opérant au Liban se sont élevés à 1,5 md USD fin mars, selon la Bdl.
Enfin, les réserves en or de la Bdl s’élèvent à environ 10 millions d’onces déposées dans ses propres coffres-forts à Beyrouth et auprès de la Réserve fédérale américaine à Fort Knox.

