L’attribution du contrat, d’une valeur totale de 60 millions de dollars, a été annoncée dans la capitale géorgienne Tbilissi par John Hollinse, vice-président de la Compagnie internationale d’exploitation de l’Azerbaïdjan (AIOC), consortium international chargé d’exploiter d’importants gisements pétroliers au large de l’Azerbaïdjan.
Le contrat porte uniquement sur la partie géorgienne de l’oléoduc, qui part d’Azerbaïdjan vers un nouveau terminal géorgien, à Supsa, près du port de Poti, sur la mer Noire.
McConnel Dowell sera associée à la Société géorgienne de canalisations (SMK) pour la partie terrestre du contrat.
Trois autres firmes seront associées aux travaux sur le terminal de Supsa, la française Entropos et la société géorgienne Grouztounelstroï pour la partie terrestre et la firme allemande Blue Water pour la partie sous-marine, a précisé M. Hollinse.
Près de 320 km de canalisations doivent arriver en fin de semaine dans le port de Poti et la construction devrait commencer début mai et se poursuivre pendant 15 à 18 mois, selon les responsables du projet.
Une partie de l’oléoduc déjà existante doit être remise en état, et une autre partie — vers Supsa — construite à neuf.
L’AIOC, qui a signé en septembre 1994 un contrat de huit milliards de dollars pour l’exploitation de trois gisements, est dirigée par l’Américain Amoco et le britannique British Petroleum, qui détiennent tous deux 17% des parts.
La compagnie nationale azerbaïdjanaise SOCAR et la russe LUKoil détiennent chacune 10%, suivies de Unocal (Etats-Unis, 9,5%), Statoil (Norvège, 8,6%), Itochu (Japon, 7,5%), TPAO (Turquie, 6,7%), Exxon (Etats -Unis, 5%), Pennzoil (Etats-Unis, 4,8%), Ramco (Grande-Bretagne, 2,1%), et Delta-Nimir (Arabie Séoudite, 1,7%).
L’AIOC s’est engagée à construire deux oléoducs d’exportation, l’un à travers la Géorgie, l’autre par la Russie, tout en se prononçant à terme pour une exportation via la Géorgie puis la Turquie.

