«De nombreux projets pilotes ont prouvé qu’il est possible de résoudre ce problème par l’introduction de nouvelles technologies, mais un changement institutionnel est indispensable», a indiqué Richard Stern, directeur du département industrie et énergie de la Banque lors d’une conférence de presse.
Il est nécessaire de mettre fin aux monopoles dans le secteur de l’énergie, pour fournir de l’électricité et du pétrole aux zones rurales, prône l’étude.
Dans les pays en voie de développement, un tiers de l’énergie provient du bois, des résidus agricoles et des excréments des animaux. Mais ces combustibles sont très inefficaces, leur collecte demande beaucoup de temps et leur utilisation pose un danger pour l’environnement et la santé humaine, affirme l’étude.
Les femmes passent une à deux heures par jour à ramasser ces combustibles, qui doivent être utilisés en grande quantité pour satisfaire aux besoins des ménages et qui émettent, lorsqu’ils brûlent, une fumée contenant des produits chimiques dangereux, surtout pour les jeunes enfants.
En outre, l’utilisation du bois entraîne le déboisement des régions entourant les zones urbaines, tandis que les excréments, utilisés surtout dans les campagnes, réduisent la quantité de fertilisant disponible pour la production agricole.
Une plus grande utilisation des sources d’énergie renouvelables, comme l’énergie solaire ou éolienne constitue également une solution à ce problème, pourvu que l’installation des centrales et la distribution de l’énergie se fasse au niveau local, de préférence par l’intermédiaire de petits entrepreneurs.
La mise en place de l’ensemble des mesures préconisées par la Banque mondiale permettrait d’assurer des sources d’énergie modernes à environ un tiers des deux milliards de personnes sans électricité, ni gaz ou pétrole, a affirmé M. Stern.
Ce dernier a par ailleurs reconnu que la moitié de ces personnes, dont le nombre devrait augmenter à trois milliards durant les 30 prochaines années, est trop pauvre pour pouvoir accéder à ces sources d’énergie, même lorsqu’elles seront disponibles.

