Dans un entretien publié le 3 avril par l’hebdomadaire anglophone, Al Ahram Weekly, M. Machhour avait affirmé que «toute l’armée devait être formée de musulmans».
L’entretien a été publié une nouvelle fois en arabe dimanche par l’hebdomadaire Rose al-Youssef qui a précisé avoir ainsi voulu «stigmatiser la pensée des Frères musulmans» et démontrer qu’il ne faut pas «les croire lorsqu’ils assurent être hostiles à l’extrémisme et à la violence et partisans de la démocratie».
«S’il y a des chrétiens au sein des forces armées d’un Etat islamique, ces éléments pourraient en cas d’agression menée par un Etat non islamique collaborer avec l’ennemi et lui faciliter sa tâche pour nous vaincre», ajoute M. Machhour dans cet entretien.
Ces déclarations ont provoqué une vague de protestations en Egypte.
Un avocat chrétien, Me Mamdouh Nakhla, a déposé plainte pour diffamation contre M. Machhour qui, selon lui, a accusé les Coptes de «haute trahison» en jugeant illicite leur présence à l’armée.
L’hebdomadaire copte Watani a jugé dimanche que grâce à ces déclarations, «la pensée abominable de ce groupe avait été démasquée» et «leurs intentions perverses contre la sécurité et l’intérêt de l’Egypte» dévoilées.
De son côté, le Parti Tagamou (opposition marxiste) a réclamé dans un communiqué «l’expulsion des Frères musulmans du Comité de coordination des partis et des forces politiques» d’opposition.
Face à cette polémique, M. Machhour a publié une mise au point dans le bi-hebdomadaire islamiste Al Chaab, dans lequel il ne dément pas ses propos mais souligne que «les points de vue qu’il a voulu expliquer» dans son entretien à Al Ahram Weekly «ont été brouillés».

