Cet institut à but non lucratif basé à Washington a mesuré l’évolution de l’accès aux moyens de contraception: préservatifs, pilule, stérilet (dispositif intra-utérin, DIU), stérilisation ou vasectomie dans de 127 pays, depuis 1982.
Son classement place en tête (accès «excellent» ou «très bon») la plupart de pays d’Europe et d’Amérique du Nord, des pays de l’ex-bloc soviétique (Russie, Lettonie, Ouzbékistan) étant moins bien placés.
L’étude juge que l’accès à la maîtrise de la fécondité est aussi «très bon» ou «bon» à Hong-Kong, Singapour, Corée du Sud et Taïwan, dans quelques pays en développement (Inde, Sri Lanka, Afrique du Sud, Bangladesh, Thaïlande, Chine, Maroc, Tunisie), dans de nombreux pays d’Amérique du Sud (Costa Rica, Pérou, Mexique, Salvador, Equateur, Colombie), Cuba, Koweit, Iran et Turquie.
L’accès à la planification des naissances est «moyen» au Liban, Brésil, Vietnam, Pakistan, Emirats arabes unis, Oman, Algérie, Philippines. Il est «médiocre» en Egypte, Ouganda, Zambie, Guinée-Bissau, Niger, Nigeria, Côte d’Ivoire, Bénin.
L’accès est «très mauvais» dans des pays comme le Soudan, Ethiopie, Angola, Mali, Tchad, Congo, Arabie Séoudite, Madagascar, Laos, Cambodge et Argentine.
Au total, plus de 60% de la population de l’Amérique du Sud a accès à la contraception, contre plus de 50% en Asie, et 40% en Afrique.
Pour le moment, la stérilisation féminine est très utilisée dans les deux pays les plus peuplés du monde, la Chine et l’Inde, indique-t-elle, mais aussi en Colombie, Hong-Kong et Singapour. Elle est inexistante en Arabie Séoudite, en Egypte, et dans de nombreux pays d’Afrique.
La vasectomie est surtout répandue en Asie (Hong-Kong, Singapour, Inde, Corée du Sud) et en Amérique du Sud (Guatemala, Mexique, Venezuela).
Les DIU sont distribués de manière inégale, mais très peu en Afrique. La pilule, courante dans les pays industrialisés, l’est également en Egypte, Arabie Séoudite, Emirats, Oman, Algérie, Pakistan, Bangladesh, Chine et Inde.
Enfin, les préservatifs, moyens les plus employés dans les pays en développement, constituent «la méthode la plus accessible au monde», devant les contraceptifs oraux.

