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Actualités - Chronologie

Cyclisme Paris-Roubaix (95e édition) : tous contre l'équipe Mapei (photo)

PARIS, 11 Avril (Reuter). — L’équipe Mapei avait exercé l’an dernier une domination si écrasante sur Paris-Roubaix que l’on se demande qui pourra, dans cette 95e édition, contrarier Johan Museeuw, Franco Ballerini ou Andrea Tafi.
Bien sûr, personne ne souhaite revoir, au terme des 266,5 km d’un enfer du Nord qui s’annonce ensoleillé, la mascarade de l’arrivée de l’an dernier, où Tafi et Gianluca Bortolami s’étaient sacrifiés sur ordre pour leur leader belge, futur champion du monde.
Voilà un mois, on aurait juré que Museeuw, paré du maillot arc-en-ciel, laisserait cette année Ballerini et Tafi lui ravir la vedette, Bortolami étant parti sous d’autres cieux.
Depuis, pourtant, la donne a changé. Le champion belge a chuté dans le final de Milan-San Remo. Ses espoirs se sont brisés dans la roue de Bruno Boscardin dans le Tour des Flandres.
Et voilà Museeuw bredouille dans la Coupe du monde qu’il détient, seulement consolé par une victoire dans les Trois Jours de la Panne.
Alors, même s’il se murmure dans l’entourage de la redoutable Mapei que Ballerini, monsieur Paris-Roubaix depuis sa victoire de 1995, serait cette année un leader officieux, il est clair que Museeuw ne laissera pas passer sa chance de signer, s’il en a l’occasion, le premier doublé dans l’épreuve depuis Gilbert Durlos-Lassalle en 1993.
Mais Ballerini, très en vue dans le Tour des Flandres, et Tafi, qui est en grande forme et avait renoncé à défendre ses chances la mort dans l’âme l’an dernier, voudront sans doute prendre leur revanche.

Sorensen au
départ

Depuis sa victoire dans le Tour des Flandres, Rolf Sorensen se sent des ailes. S’il avait tout d’abord projeté de faire l’impasse sur la reine des classiques, le Danois s’est ravisé.
Même s’il n’a plus battu les pavés depuis 1991, Sorensen croit en ses chances d’ajouter une quatrième grande classique à son beau palmarès.
«Les choses ont changé. Je suis en tête de la Coupe du monde et, comme j’ai fait mon Tour des Flandres avec beaucoup d’autorité, je pense pouvoir faire un beau Paris-Roubaix», a-t-il dit.
Les habituels premiers rôles des classiques — Fabio Baldato, Max Sciandri, Erik Zabel — seront également à surveiller. Les autres favoris viendront de l’Est. L’Ukrainien Andrei Tchmil, le vainqueur 1994, et le Russe Viatcheslav Ekimov sont particulièrement affûtés.
Mais après la retraite de Duclos-Lassalle, devenu consultant, et de Marc Madiot, devenu directeur sportif, le public du vélodrome de Roubaix rêve de voir malgré tout un Français leur succéder au palmarès.
Deuxième du Tour des Flandres, Frédéric Moncassin s’est découvert des ambitions et ne veut plus être uniquement le meilleur sprinter français. Il croit en ses chances.
«Le problème, c’est le déroulement de la course. Evidemment, on ne roulera pas pour moi si je tombe dans la bonne échappée. Je tâcherai de faire la course en costaud», dit-il.
«Il est un peu tôt pour parler de mes chances. J’ai tellement eu de pépins les années précédentes. Là, rien. Je touche du bois».
Frédéric Guesdon, 14e l’an dernier, mais aussi Philippe Gaumont, l’inattendu vainqueur de Gand-Wevelgem mercredi figureront également parmi les outsiders.
Enfin, comme chaque année, il faut bien parler des absents. Les «grands» du peloton, ceux qui songent déjà aux grand Tours de l’été, sont une fois de plus absents: Laurent Jalabert, Alex Zülle, Tony Rominger, Bjarne Riis ou Chris Boardman ne seront pas dimanche au départ de Compiègne.
PARIS, 11 Avril (Reuter). — L’équipe Mapei avait exercé l’an dernier une domination si écrasante sur Paris-Roubaix que l’on se demande qui pourra, dans cette 95e édition, contrarier Johan Museeuw, Franco Ballerini ou Andrea Tafi.Bien sûr, personne ne souhaite revoir, au terme des 266,5 km d’un enfer du Nord qui s’annonce ensoleillé, la mascarade de l’arrivée de l’an dernier, où Tafi et Gianluca Bortolami s’étaient sacrifiés sur ordre pour leur leader belge, futur champion du monde.Voilà un mois, on aurait juré que Museeuw, paré du maillot arc-en-ciel, laisserait cette année Ballerini et Tafi lui ravir la vedette, Bortolami étant parti sous d’autres cieux.Depuis, pourtant, la donne a changé. Le champion belge a chuté dans le final de Milan-San Remo. Ses espoirs se sont brisés dans la roue de Bruno...