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Actualités - Chronologie

Les trésors sous-marins d'Alexandrie menacés de disparition

ALEXANDRIE (Egypte), 11 Avril (AFP). — Les sites archéologiques sous-marins du bassin d’Alexandrie risquent de disparaître si un plan de protection n’est pas adopté, ont affirmé vendredi des experts au terme d’un colloque.
Dans une déclaration, ces experts ont «jugé nécessaire la création d’une réserve archéologique internationale entre les ports est et ouest de la ville» et invité l’UNESCO à «l’inscrire sur la liste du patrimoine mondial».
La «conférence internationale sur les antiquités subaquatiques et la gestion de l’environnement du littoral en Méditerranée», tenue à l’initiative de l’université d’Alexandrie, a débattu pendant cinq jours de la protection des sites archéologiques sous-marins.
Le port ouest de la ville, sur la presqu’île de Pharos, au pied du fort mamelouk de Qaytbay, renferme les vestiges de l’une des sept merveilles du monde, le phare d’Alexandrie, détruit au XIVe siècle. Le port oriental cache les vestiges des palais d’Antoine et Cléopâtre.
Le colloque a proposé également «l’établissement d’une banque de données sur les sites sous-marins d’Alexandrie, la création d’un musée sous-marin et l’arrêt du déversement des eaux usées dans les deux ports».
«Chaque jour, un quart de million de m3 d’eaux usées ou de déchets industriels non traités sont déversés dans les deux ports», a indiqué l’archéologue égyptien Ahmad Abdel Fattah. Il a noté, en outre, que «la concentration de bateaux de pêche fonctionnant au mazout sur ces sites, accentuait la pollution».
Le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités (CSA) égyptiennes, M. Ali Hassan, a évoqué quant à lui une autre menace qui pèse sur ces sites. «La construction en 1994, sans nous consulter, d’une digue à proximité du fort de Qaytbay, risque d’endommager ou pire de faire disparaître à jamais les vestiges subaquatiques de l’ancien phare», a-t-il dit.
La digue, située à 15 mètres environ de la presqu’île de Pharos et à 300 mètres du littoral, a été érigée pour lutter contre l’érosion de la côte, mais les archéologues reprochent à ses promoteurs d’avoir jeté des blocs de béton sur des pièces antiques et des vestiges du phare.
«La houle, en heurtant la digue, revient avec plus de force contre la forteresse et crée un courant permanent qui risque de miner les fondations de la presqu’île», a affirmé M. Denis Albrecht, ingénieur au Laboratoire National Hydraulique de l’Electricité de France, auteur d’une étude sur cette question.
Une responsable locale de l’agence gouvernementale de l’Environnement, Mme Fatma Aboul Chouq, a révélé à la conférence qu’«une autre digue était en cours de construction dans la partie est du port».
Un juriste, M. Mohammad al-Gindy, a déploré à ce propos l’absence de législation sur la protection des sites archéologiques sous-marins en Egypte.
Supervisant des fouilles dans le secteur ouest du port, le directeur du Centre d’Etudes Alexandrines, M. Jean-Yves Empereur, s’est déclaré favorable à la création d’un musée sous-marin, mais «à l’extérieur du port».
Il a affirmé que l’eau usée déversée dans le port permettait difficilement de voir les objets au fond de l’eau. «Depuis trois ans, nous avons découvert au large de Pharos 2.000 pièces dont 36 seulement ont été repêchées», a-t-il déclaré.
Le rapporteur de la conférence, M. Hassan al-Banna, professeur des sciences de la mer, s’est dit optimiste après l’intervention du gouverneur d’Alexandrie, Ismaïl Al-Gawssaki, qui a affirmé aux participants du colloque que les eaux usées seraient déversées dans le désert à partir de 1998.
ALEXANDRIE (Egypte), 11 Avril (AFP). — Les sites archéologiques sous-marins du bassin d’Alexandrie risquent de disparaître si un plan de protection n’est pas adopté, ont affirmé vendredi des experts au terme d’un colloque.Dans une déclaration, ces experts ont «jugé nécessaire la création d’une réserve archéologique internationale entre les ports est et ouest de la ville» et invité l’UNESCO à «l’inscrire sur la liste du patrimoine mondial».La «conférence internationale sur les antiquités subaquatiques et la gestion de l’environnement du littoral en Méditerranée», tenue à l’initiative de l’université d’Alexandrie, a débattu pendant cinq jours de la protection des sites archéologiques sous-marins.Le port ouest de la ville, sur la presqu’île de Pharos, au pied du fort mamelouk de Qaytbay,...