La police a repris à son compte la version des deux colons qui ont affirmé avoir tiré en état de légitime défense alors qu’ils étaient attaqués par des Palestiniens avec des pierres et un aérosol de gaz lacrymogène, a-t-on indiqué de mêmes sources.
Les deux colons ont été libérés après avoir versé chacun 20.000 shekels (près de 6.000 dollars) de caution. La police leur a également interdit de se rendre à Hébron «pendant trois mois» pour leur propre sécurité, a-t-on poursuivi de mêmes sources.
Des témoins palestiniens ont catégoriquement démenti cette version des faits et déclaré que les deux colons avaient tiré sans raison.
Par ailleurs, la garde à vue d’un autre colon, qui avait blessé par balle un Palestinien lundi près de la localité de Harbata, en Cisjordanie, a été prolongée mercredi de deux jours par un tribunal de Jérusalem. La police avait demandé une garde à vue de 6 jours pour enquêter sur les raisons pour lesquelles le Palestinien avait été atteint dans le dos.
Les trois tués de mardi portent à cinq le nombre de Palestiniens tués par l’armée israélienne depuis le lancement des travaux de la colonie de Har Homa, qui a plongé le processus de paix dans une grave crise.
La présence des quelque 400 colons dans un réduit protégé par des centaines de soldats israéliens à Hébron malgré l’accession partielle de la ville à l’autonomie en janvier dernier, est source de tensions continuelles avec les 120.000 Palestiniens de la ville.
En février 1994, un colon avait ouvert le feu sur des musulmans en prière dans la mosquée Ibrahimi (Caveau des Patriarches), tuant 29 d’entre eux.


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