Différents services gouvernementaux étudient désormais la législation chinoise qui a partie liée avec cette convention, a déclaré Jiang au ministre français de la Défense Charles Millon, en visite à Pékin.
«Nous nous sommes penchés à plusieurs reprises sur la convention internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels, et la convention sur les droits civiques et politiques», a déclaré le chef de l’Etat et du Parti communiste chinois, cité par l’agence Chine nouvelle.
Cependant, Jiang a seulement affirmé que son pays signerait la première de ces conventions mais n’a fait pas référence à la seconde.
Dans les milieux diplomatiques, on estime que la décision chinoise de signer la convention sur les droits sociaux pourrait aider Pékin à apaiser en partie certaines des critiques internationales sur sa politique en matière de droits de l’homme. Son choix de ne pas adhérer au deuxième document, portant sur les droits politiques, montre qu’il ne s’agit que d’une première étape, et qu’un long chemin reste encore à parcourir.
Un diplomae juge ainsi «encourageante» la décision de Pékin et pense que «les gouvernements devront en tenir compte lorsqu’ils auront à définir leur attitude envers la politique chinoise en matière de droits de l’homme».
En signant la convention sur les droits économiques, sociaux et culturels, Pékin s’engage à protéger ses ressortissants de toute discrimination et à assurer une distribution équitable des ressources naturelles. La Chine devra également soumettre chaque année à l’ONU un rapport sur les droits sociaux.
La «sagesse» de la France
Selon le président Jiang, la Chine a réalisé de grands progrès dans la mise en place d’une législation protégeant les droits civils et politiques. Jiang est allé jusqu’à proclamer que les droits de l’homme en Chine sont respectés dans une très large mesure.
Dans son dernier rapport annuel sur la situation des droits de l’homme, le département d’Etat américain avait accusé Pékin de réduire toute opposition au silence en emprisonnant ou exilant toute dissidence.
Jiang a réaffirmé la satisfaction de Pékin à la suite de la décision française (mais également allemande, italienne et espagnole) de ne pas s’associer à un vote des Nations Unies à Genève qui condamnait la situation des droits de l’homme en Chine.
Le président chinois a salué la «sagesse» de cette décision, motivée selon lui par une «vision à long terme», et a dit espérer que Paris allait convaincre nombre de ses partenaires que le «dialogue» était préférable à la «confrontation».
«Il n’est pas surprenant que nous ayons des différends, mais ce qui est plus important, c’est la façon dont nous résolvons ces différends», a affirmé Jiang.
La résolution des Nations Unies sur les droits de l’homme est assurée de recueillir l’approbation des Etats-Unis et de la plupart des membres de l’UE, à l’exception notable de la France et de l’Allemagne.
Mais de précédents textes condamnant Pékin pour son non respect des libertés fondamentales n’ont pu être adoptés, la Chine ayant à chaque fois réussi à s’assurer le soutien de suffisamment de pays.


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