«Normalement, le report est discuté par les administrateurs puis présenté au vote du Conseil d’administration mais cette fois-ci, ils ont décidé de ne pas le faire car il n’y avait pas de problèmes majeurs», a déclaré à l’AFP M. Arvin Subramanian.
«Ceci montre que l’Egypte est sur la bonne voie pour mener à bien son programme de réformes économiques et que ce pays fait des progrès», a-t-il dit.
M. Subramanian a noté que l’inflation était tombée à 5,4% fin février et que le déficit budgétaire ne représentait que 0,8% du PIB. Il a également espéré que les réserves monétaires de la Banque centrale d’Egypte atteindraient 19,5 milliards de dollars fin 1997 contre 19,2 mds USD actuellement.
La réunion du Conseil d’administration du FMI, qui s’était tenue vendredi, «démontre la confiance qu’a cette institution dans les réformes entreprises» en Egypte, a estimé dimanche le quotidien gouvenemental «Al-Ahram».
Dans un rapport présenté samedi au comité économique du Parlement, le ministre égyptien de l’Economie, Mme Nawal Tataoui, avait indiqué que la dette extérieure de son pays était estimée à 31,8 milliards de dollars dont le remboursement est échelonné jusqu’à l’an 2026 pour la majeure partie.
S’agissant du service de la dette, elle a précisé que «les intérêts ont nettement régressé depuis le début des années 90». «Le total de ce service a baissé et atteint 1,9 milliard de dollars à la suite de l’accord avec le FMI et l’annulation de 50% de la dette égyptienne», a-t-elle expliqué.
La conclusion d’un nouvel accord entre l’Egypte et le FMI avait donné fin 1996 le feu vert à l’annulation de la dernière tranche de la moitié de la dette égyptienne auprès du Club de Paris, qui regroupe les créanciers publics. Le principe de cette mesure avait été arrêté après la guerre du Golfe en 1991.


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