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Actualités - Chronologie

Tshisekedi était mon frère, affirme Kabila

GOMA (Zaïre), 6 Avril (AFP). — Etienne Tshisékédi, chef de file de l’opposition radicale, «était mon frère quand il était dans l’opposition», a déclaré à Goma (est) le chef de la rébellion zaïroise Laurent-Désiré Kabila à un groupe de journalistes.
Le leader rebelle a implicitement souligné qu’il ne l’était plus depuis qu’il avait accepté de devenir le premier ministre du président Mobutu Sese Seko. M. Tshisékédi s’était pourtant déclaré «prêt à rencontrer (son) frère Kabila».
Il a de nouveau réitéré son refus d’entrer dans un gouvernement formé par M. Tshisékédi, qui avait pourtant offert six portefeuilles à la rébellion, insistant: «Je m’occupe de mon peuple. C’est l’essentiel».
«Je ne m’occupe pas des mobutistes, quelle que soit leur envergure. Je ne m’occupe pas de ça. Je ne vois pas de différence (entre Tshisékédi, et les «mobutistes»). Cela ne m’intéresse pas», a affirmé M. Kabila.
Esquivant les nombreuses questions concernant ses relations avec l’opposant de Kinshasa, M. Kabila a assuré qu’il n’était pas «bien placé pour parler de ces gens-là, n’ayant jamais été mobutiste».
Excédé par les questions sur M. Tshisékédi, le chef rebelle a fini par demander: «Pourquoi me harceler avec un individu?» avant de refuser de répondre à toutes autres questions sur ce sujet.
M. Tshisékédi est souvent présenté, dans la perspective de l’après-Mobutu, comme le principal adversaire de M. Kabila dans sa course au pouvoir vers Kinshasa.
Interrogé sur ses fréquents voyages à l’étranger depuis une semaine, le chef rebelle a répondu: «Je vais voir mes amis. C’est interdit de voir ses amis?».
«Le Zaïre a essayé de déstabiliser tous les pays qui l’entourent. Les dirigeants de ces pays avaient donc comme ennemi Mobutu, ils ont une profonde sympathie pour l’Alliance (rebelle). Ils sont sympathiques à notre égard», a-t-il souligné.
Il a toutefois démenti recevoir un appui militaire de ses «amis», affirmant que cette «amitié» se limitait à un «soutien politique».
La rébellion est régulièrement accusée de recevoir un soutien actif de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et même de l’Angola. Tous les pays concernés ainsi que la rébellion ont toujours démenti.
GOMA (Zaïre), 6 Avril (AFP). — Etienne Tshisékédi, chef de file de l’opposition radicale, «était mon frère quand il était dans l’opposition», a déclaré à Goma (est) le chef de la rébellion zaïroise Laurent-Désiré Kabila à un groupe de journalistes.Le leader rebelle a implicitement souligné qu’il ne l’était plus depuis qu’il avait accepté de devenir le premier ministre du président Mobutu Sese Seko. M. Tshisékédi s’était pourtant déclaré «prêt à rencontrer (son) frère Kabila».Il a de nouveau réitéré son refus d’entrer dans un gouvernement formé par M. Tshisékédi, qui avait pourtant offert six portefeuilles à la rébellion, insistant: «Je m’occupe de mon peuple. C’est l’essentiel».«Je ne m’occupe pas des mobutistes, quelle que soit leur envergure. Je ne m’occupe pas de...