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Actualités - Chronologie

Avant la visite du pape La Pologne se dote d'une nouvelle constitution

VARSOVIE, 3 Avril (AFP). — La majorité de gauche met les bouchées doubles pour doter la Pologne d’une constitution controversée avant que la visite du Pape Jean-Paul II, attendu dans son pays natal du 30 mai au 10 juin, ne vienne renforcer l’opposition de droite, opposée à la nouvelle loi fondamentale.
L’annonce par le président Aleksander Kwasniewski de la tenue d’un référendum constitutionnel le 25 mai est intervenue aussitôt après l’adoption définitive du texte par le Parlement mercredi.
M. Kwasniewski, qui doit être reçu lundi par le Pape lors d’une visite officielle à Rome, s’est défendu de vouloir «régler le problème à la hâte», comme l’en accuse l’opposition de droite regroupée autour du syndicat Solidarité.
«Il est impensable que le Pape intervienne dans la politique pour se prononcer sur le référendum constitutionnel en Pologne», a-t-il déclaré jeudi à une radio privée. «A la limite, on lui rend service en réglant le problème avant sa visite», a-t-il ajouté.
Le syndicat Solidarité et les milieux catholiques reprochent à la nouvelle Constitution de négliger en règle générale «les traditions nationales et chrétiennes» de la Pologne, malgré plusieurs formules de compromis introduites dans le texte à l’initiative de l’ancien premier ministre Tadeusz Mazowiecki, un catholique libéral.
Ainsi, le préambule se réfère tant à Dieu qu’aux valeurs universelles des non-croyants, et la Constitution fait «protéger la vie par la loi», une formule pouvant être interprétée comme une mesure anti-avortement réclamée par la droite catholique. Enfin, l’Eglise a obtenu que le mariage soit défini comme une union entre un homme et une femme, fermant la porte à la reconnaissance d’unions homosexuelles.
Le secrétaire de l’Episcopat polonais Mgr Tadeusz Pieronek a déclaré jeudi que l’Eglise ne donnerait aucune consigne de vote au référendum constitutionnel. Il a ajouté que «les catholiques devraient participer» à cette consultation nationale.
Le syndicat Solidarité avait annoncé de son côté une «campagne anti-Constitution». L’ancien président Lech Walesa a qualifié la nouvelle constitution d’«erreur pour la Pologne». Il a critiqué ce texte pour «ne pas instaurer de système présidentiel dont le pays a besoin». Il a déclaré qu’il voterait «non» au référendum.
La majorité de gauche et l’opposition libérale représentée au Parlement se sont félicitée de l’adoption du texte qui confirme, selon le président Kwasniewski, l’attachement de la Pologne «aux valeurs et aux principes qui sont ceux des démocraties occidentales».
Selon la législation polonaise, le référendum sera valide et contraignant, quelle que soit la participation au scrutin. Si la nouvelle Constitution que la Pologne attend depuis la chute du communisme en 1989 est approuvée par référendum, elle entrera en vigueur trois mois plus tard.
VARSOVIE, 3 Avril (AFP). — La majorité de gauche met les bouchées doubles pour doter la Pologne d’une constitution controversée avant que la visite du Pape Jean-Paul II, attendu dans son pays natal du 30 mai au 10 juin, ne vienne renforcer l’opposition de droite, opposée à la nouvelle loi fondamentale.L’annonce par le président Aleksander Kwasniewski de la tenue d’un référendum constitutionnel le 25 mai est intervenue aussitôt après l’adoption définitive du texte par le Parlement mercredi.M. Kwasniewski, qui doit être reçu lundi par le Pape lors d’une visite officielle à Rome, s’est défendu de vouloir «régler le problème à la hâte», comme l’en accuse l’opposition de droite regroupée autour du syndicat Solidarité.«Il est impensable que le Pape intervienne dans la politique pour se prononcer sur...