«On ne sait jamais au Proche-Orient. Il faut donc attendre et voir, mais je suis convaincu qu’il n’est pas dans l’intention des pays arabes de mêler leurs problèmes avec ceux de la conférence», a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse. L’attitude des pays arabes, «aujourd’hui, est de sauver la conférence», a-t-il dit.
«Je sais que c’est très difficile de séparer des problèmes si émotionnels des débats de la conférence, mais ils vont essayer», a affirmé M. Van Mierlo, dont le pays exerce la présidence tournante de l’Union européenne, en visitant le Centre de conférence de Malte installé dans l’ancien hôpital de l’ordre des Hospitaliers.
M. Van Mierlo a ajouté: «Certes on peut utiliser la conférence pour imposer des points de vue sur le Proche-Orient, mais cela ne marchera pas».
Les difficultés actuelles du processus de paix au Proche-Orient, avec le regain de tension entre les pays arabes et Israël, pourraient remettre en cause la tenue de la conférence.
Les 12 partenaires de l’Union européenne au sein de cette conférence sont l’Algérie, l’Autorité palestinienne, Chypre, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, Malte, le Maroc, la Tunisie, la Syrie et la Turquie.
Le ministre néerlandais, accompagné de Manuel Marin, vice-président de la commission européenne, s’est entretenu à La Valette, quatrième étape de sa tournée en Méditerranée, avec le ministre maltais des Affaires étrangères George Vella.
Il s’est rendu mercredi après-midi au Caire.
Après la décision de la Ligue arabe de participer à la conférence de Malte, «je suis très, très optimiste», a dit Hans van Mierlo, qui a remarqué que les projets de résolutions des pays européens et arabes «sont très proches». «Si nous pouvons combiner ces deux projets, si chacun peut dire à la conférence ce qu’il souhaite, et si nous pouvons parvenir à des conclusions communes sur un programme d’action, ce sera un succès», a-t-il souligné.
Le ministre néerlandais a remarqué que le boycottage arabe d’Israël «a toujours été là. Il n’a jamais été levé. Nous nous sommes réunis à Barcelone avec le boyocottage».
La première conférence euro-méditerranéenne, qui a lancé le partenariat entre les deux rives de la Méditerranée, s’est tenue à Barcelone en 1995.
Le partenariat euro-méditerranéen, qui réunit les 15 pays de l’Union européenne et les 12 pays du sud de la Méditerranée, s’appuie sur trois piliers: politique, économique, social et culturel.
Le ministre maltais a indiqué que son pays a demandé qu’un effort particulier soit fait sur le troisième pilier qui a avancé moins vite que les dossiers politiques et économiques.

