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Actualités - Reportage

Ralentissement de l'activité économique italienne

ROME, 31 Mars (Reuter). — Les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (ISTAT) font apparaître un ralentissement de l’activité économique italienne plus net que prévu en 1996, et des industriels ont estimé que le dernier programme budgétaire du gouvernement ne ferait qu’aggraver les choses.
Selon l’ISTAT, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,7% l’an dernier, après une première estimation de 0,8%. La croissance du PIB 1995 a été révisée de 3,0 à 2,9% et celle de 1994, de 2,1 à 2,2%.
Ces données ont été publiées au lendemain de l’approbation, par le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi, d’un mini-budget de 15.000 milliards de lires (9,3 milliards de dollars) censé permettre d’ajuster les comptes de l’Etat au projet de monnaie unique européenne.
Ce programme, fondé en grande partie sur des modifications fiscales et comptables, contraint notamment les entreprises à verser plus de 6.000 milliards de lires cette année, et un montant égal l’an prochain, à titre de provisions sur les indemnités de licenciement à venir.

Donneurs
de sang

«Les entreprises se transforment en donneurs de sang, mais je ne sais pas s’il nous en reste beaucoup à donner», a déclaré Luigi Orlando, président de la firme métallurgique SMI.
La fédération patronale Cofindustria a annoncé jeudi soir qu’elle réunirait en séance extraordinaire l’ensemble de ses adhérents le 10 avril pour étudier une stratégie contre ce programme. C’est la première fois qu’est décidée une réunion de cette nature.
Dans un communiqué, la fédération souligne sa «plus ferme opposition au programme de correction (...) qui contient de nouvelles mesures oppressives à l’égard des entreprises. Il aggravera la dépression dans le secteur du bâtiment, qui est déjà en crise. Il ne comporte aucune disposition pour la réduction des dépenses structurelles et engendrera un surcroît de chômage».

Création d’emplois mais chômage en hausse

L’ISTAT a indiqué cette semaine que le taux de chômage italien atteignait 12,4% de la main-d’œuvre active en janvier, contre 12,2% en octobre dernier — son niveau le plus élevé depuis l’entrée en vigueur de nouvelles méthodes comptables en 1992.
Mais l’institut de statistiques a annoncé vendredi que l’économie italienne avait été créatrice d’emplois l’année dernière, avec une hausse de 0,2%, pour la première fois depuis quatre ans.
Il a ajouté que la croissance de 1996 avait bénéficié d’une hausse de 2,4% de la production agricole et de 1,8% dans le bâtiment. Le secteur industriel a quant à lui accusé une baisse de production de 0,4% et celui de l’énergie, de 0,7%.
Paolo Garonno, directeur général de l’ISTAT, a noté que l’économie avait souffert l’an dernier de l’appréciation de la lire, qui a provoqué une baisse de 0,3% du volume des exportations, après une hausse de 9,6%.
Le gouvernement a prédit pour cette année une hausse de 1,2% du PIB. Prodi a assuré que le mini-budget nécessaire pour renflouer les caisses du Trésor ne porterait pas préjudice à l’activité. «Il protège les intérêts des personnes vulnérables sans compromettre les perspectives de développement», a-t-il dit.
ROME, 31 Mars (Reuter). — Les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (ISTAT) font apparaître un ralentissement de l’activité économique italienne plus net que prévu en 1996, et des industriels ont estimé que le dernier programme budgétaire du gouvernement ne ferait qu’aggraver les choses.Selon l’ISTAT, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,7% l’an dernier, après une première estimation de 0,8%. La croissance du PIB 1995 a été révisée de 3,0 à 2,9% et celle de 1994, de 2,1 à 2,2%.Ces données ont été publiées au lendemain de l’approbation, par le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi, d’un mini-budget de 15.000 milliards de lires (9,3 milliards de dollars) censé permettre d’ajuster les comptes de l’Etat au projet de monnaie unique européenne.Ce programme,...