Selon ces sources, le président de la République a réitéré devant son homologue syrien sa détermination à aller de l’avant dans son projet d’amendements constitutionnels dont il s’est dit totalement convaincu. Le président el-Assad, ont indiqué les mêmes sources, n’a fait montre d’aucune opposition au projet Hraoui mais il a souligné qu’il est nécessaire que tout projet de cet ordre se fasse dans un cadre consensuel national afin qu’il ne devienne pas source de dissensions et de conflits entre les pôles du pouvoir à un moment où la priorité doit aller au resserrement des rangs internes face à l’entêtement israélien et dans les circonstances régionales actuelles. Les Syriens ont toutefois réitéré leur total appui au président Hraoui et réaffirmé que Damas ne saurait admettre la moindre critique ou attaque à l’encontre de la présidence libanaise.
C’est, semble-t-il, à la lumière des «conseils» syriens que les pôles du pouvoir auraient décidé de recourir aux institutions pour régler tout désaccord, ont encore indiqué les mêmes sources qui ont souligné que le chef du gouvernement ne cesse de réitérer devant ses visiteurs son attachement à préserver les meilleures relations possibles avec le chef de l’Etat en dépit de différends sur certaines questions. Ces différends, tient à souligner sans cesse le chef du gouvernement, ne sauraient en aucun cas avoir des retombées négatives sur ses rapports avec la présidence de la République laquelle, pour sa part, demeure attachée aux textes constitutionnels et aux lois en vigueur.
En adoptant d’ailleurs cette position, le chef de l’Etat s’est placé à égale distance de toutes les parties et c’est peut-être cela qui a amené le président Omar Karamé à lui rendre visite...
Car l’heure n’est visiblement pas aux conflits personnels. Et la situation régionale est, comme l’ont souligné les Syriens, telle que tous ceux qui s’intéressent à la chose publique se doivent aujourd’hui plus que jamais d’œuvrer dans l’intérêt général, et non point dans des intérêts personnels étroits, a fait valoir Damas.
Ph. A.-A.


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