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Actualités - Chronologie

L'Iran confiant dans ses recettes pétrolières malgré l'embargo américain


TEHERAN, 27 Mars (AFP). — L’Iran s’est déclaré confiant dans ses recettes pétrolières pour les douze prochains mois, malgré l’embargo économique américain imposé à la République islamique depuis juin 1995.
«Nous n’aurons pas de problème pour écouler nos exportations de brut sur le marché mondial, et ce en dépit de l’embargo des Etats-Unis», a déclaré le ministre du Pétrole Gholamreza Aghazadeh à la télévision d’Etat.
Les sanctions américaines ont été renforcées en août 1996 par la loi dite «d’Amato», par laquelle Washington, qui accuse Téhéran de soutenir le terrorisme international, menace de pénaliser toute firme étrangère qui investirait dans le secteur pétrolier iranien, première source de devises du pays.
«Grâce à un bon marketing, aux contrats à long terme et la diversité de nos marchés, nous sommes dans une bonne situation pour la vente de notre brut», a ajouté le ministre iranien, soulignant que la production pétrolière du pays «ne connaîtra aucun problème» durant l’année iranienne 1376 qui vient de débuter (20 mars 1997-20 mars 1998).
Les revenus tirés des ventes de brut ont connu l’an dernier une hausse de 3,5 milliards de dollars par rapport aux prévisions, selon M. Aghazadeh, qui a précisé que le baril iranien s’était vendu à 19 USD au cours des douze derniers mois.
Les prévisions budgétaires du gouvernement pour la période de mars 1996 à mars 1997 avaient été fixées à 14 mds USD.
«Entre mars 1996 et mars 1997, les cours sont restés élevés pour plusieurs raisons dont notamment un hiver rude en Occident et le retard de l’entrée de l’Irak sur le marché», a expliqué M. Aghazadeh.
Pour lui, «il est peu probable que les cours sur le marché pétrolier connaissent une chute durant les douze prochains mois», même si une certaine inflexion pourra être enregistrée.
«Compte tenu du fait que le parlement a revu à la baisse le prix de notre baril dans les prévisions budgétaires, nous n’aurons pas de difficultés à réaliser nos recettes pétrolières», a indiqué M. Aghazadeh.
Le parlement islamique, dominé par les conservateurs, a prévu 18 mds USD de recettes pétrolières pour la période allant de mars 1997 à mars 1998 sur la base de 17,5 USD la baril.
L’Iran, l’un des principaux pays producteurs membres de l’OPEP, produit actuellement quelque 3,6 millions de barils/jour (mbj) de pétrole et en exporte en moyenne 2,5 mbj.
Les revenus pétroliers de l’Etat représentent 41% des recettes prévues dans le budget, qui comprend également en principe 25% de recettes fiscales et 34% d’autres sources, telles que les exportations non pétrolières.
Cependant, dans les milieux des experts pétroliers iraniens, les avis divergent sur les recettes de vente de brut.
TEHERAN, 27 Mars (AFP). — L’Iran s’est déclaré confiant dans ses recettes pétrolières pour les douze prochains mois, malgré l’embargo économique américain imposé à la République islamique depuis juin 1995.«Nous n’aurons pas de problème pour écouler nos exportations de brut sur le marché mondial, et ce en dépit de l’embargo des Etats-Unis», a déclaré le ministre du Pétrole Gholamreza Aghazadeh à la télévision d’Etat.Les sanctions américaines ont été renforcées en août 1996 par la loi dite «d’Amato», par laquelle Washington, qui accuse Téhéran de soutenir le terrorisme international, menace de pénaliser toute firme étrangère qui investirait dans le secteur pétrolier iranien, première source de devises du pays.«Grâce à un bon marketing, aux contrats à long terme et la diversité de nos...