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Actualités - Chronologie

Présidentielle iranienne : soutien des modérés à un candidat radical

TEHERAN, 9 Mars (AFP). — Les «modérés» au sein du régime islamique iranien, proches du président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, ont apporté leur soutien officiel au candidat de la faction radicale à l’élection présidentielle de mai prochain, a rapporté dimanche la presse.Les membres du «G-6», mouvement politique modéré formé à la veille des dernières élections législatives iraniennes de mars 1996, ont affirmé qu’ils soutenaient la candidature de l’ancien ministre de la Culture Mohammad Khatami, candidat de l’Association des religieux combattants (radicale), selon la presse.
M. Khatami, 59, ans, était déjà soutenu par une partie seulement des modérés sans être toutefois rassuré de l’appui des proches du président Rafsandjani.
M. Khatami, ministre de la Culture et de l’Orientation islamique de 1982 à 1992, est actuellement conseiller à la présidence et directeur de la bibliothèque nationale.
Souvent soumis à de fortes critiques de la faction majoritaire des conservateurs, qui reprochaient un trop grand laxisme dans sa politique culturelle, il avait été amené à démissionner de ses fonctions ministérielles.
Plusieurs autres personnalités ont déjà annoncé leur intention de se présenter à ce scrutin présidentiel du 23 mai, dont le président du Parlement Ali Akbar Nategh-Nouri, candidat du clergé conservateur et de la droite islamique.
L’ancien ministre des Renseignements, Mohammad Mohammadi Rey-Chahri, soutenu par une faction plus radicale au sein du régime, ainsi que Heshmatollah Tabarzadi, ancien directeur de la revue radicale Peyam-é-Danechjou (message de l’étudiant) et dirigeant d’un mouvement estudiantin ultra-radical sont également candidats.
M. Reza Zavareï, conseiller du chef du pouvoir judiciaire et proche des conservateurs, s’est lui aussi porté candidat au scrutin présidentiel.
Du côté de l’opposition islamique libérale, le Mouvement pour la libération de l’Iran (MLI), une formation interdite mais tolérée, a indiqué qu’il avait décidé de présenter son chef, Ibrahim Yazdi, à l’élection présidentielle pour «remplir son devoir envers le peuple iranien».
Le MLI, fondé au début des années 60 par Mejdi Bazargan, ancien premier ministre du gouvernement provisoire issu de la révolution islamique de 1979, défend des thèses islamistes libérales et démocratiques.
M. Yazdi, un ancien ministre des Affaires étrangères, est devenu chef du MLI il y a deux ans, après la mort de Mehdi Bazargan, en janvier 1995.
Outre M. Yazdi, une autre personnalité de l’opposition libérale, M. Ezatollah Sahabi, directeur de la revue Iran-é-Farda (l’Iran de demain), a annoncé sa candidature.
MM. Yazdi et Sahabi avaient été écartés du pouvoir après avoir été dénoncés par le clergé islamique comme des libéraux favorables à l’Occident.
Le ministère de l’Intérieur avait déclaré dimanche dernier que les candidats devraient commencer à s’inscrire officiellement à partir du 21 avril.
Le président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani a été élu en 1993 pour un second mandat de quatre ans. La Constitution iranienne n’autorise pas un troisième mandat présidentiel.
TEHERAN, 9 Mars (AFP). — Les «modérés» au sein du régime islamique iranien, proches du président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, ont apporté leur soutien officiel au candidat de la faction radicale à l’élection présidentielle de mai prochain, a rapporté dimanche la presse.Les membres du «G-6», mouvement politique modéré formé à la veille des dernières élections législatives iraniennes de mars 1996, ont affirmé qu’ils soutenaient la candidature de l’ancien ministre de la Culture Mohammad Khatami, candidat de l’Association des religieux combattants (radicale), selon la presse.M. Khatami, 59, ans, était déjà soutenu par une partie seulement des modérés sans être toutefois rassuré de l’appui des proches du président Rafsandjani.M. Khatami, ministre de la Culture et de l’Orientation islamique de 1982...