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Actualités - Chronologie

Tragédie du sang contaminé au Japon : un expert devant les tribunaux

TOKYO, 10 Mars (Reuter). — Un ancien responsable de la lutte contre le sida du gouvernement japonais a plaidé non coupable de négligence professionnelle lundi au premier jour du procès du sang contaminé.
Takeshi Abe, spécialiste de l’hémophilie, était le principal expert japonais du sida dans les années 1980, lorsque des centaines d’hémophiles ont été contaminés par le virus de l’immunodéficience humaine, responsable du sida, lors de transfusion de produits sanguins non chauffés.
Près de 400 d’entre eux sont morts du sida ou de maladies opportunistes liées au VIH. Selon les associations de lutte contre le sida, 2.200 autres hémophiles ont été contaminés.
Ce procès résulte de la plainte déposée par la mère de l’un de ces hémophiles emportés par le syndrome de l’immunodéficience humaine acquise.
Arrêté en août 1996, le professeur Abe, aujourd’hui âgé de 80 ans, est poursuivi pour négligence professionnelle et risque une peine maximale de cinq ans de prison.
Selon l’accusation, Takeshi Abe a recommandé l’utilisation de produits sanguins non chauffés alors qu’il savait que ce type d’échantillons pouvait être porteurs du VIH.
«En tant que docteur, je déplore véritablement ceci et je présente mes sincères condoléances à la victime, mais je ne peux pas accepter le fait d’être traduit en justice», a expliqué Takeshi Abe.
«J’ai été arrêté à l’âge de 80 ans et j’ai songé à me suicider lors de ma détention en cellule. Mais j’ai pensé alors que je ne pouvais mourir avant que mon innocence soit démontrée par la justice», a-t-il ajouté.
Vice-président de l’Université Teikyo de Tokyo, Takeshi Abe dirigeait l’équipe de recherches mise en place par le ministère de la Santé en 1983 pour isoler les origines de l’épidémie au Japon.
L’accusation affirme que Abe a pesé sur la décision prise en mars 1984 par cette commission de continuer d’utiliser des produits non chauffés. Le ministère de la Santé ne devait proscrire ces échantillons sanguins qu’en décembre 1985.
Abe soutient qu’il n’avait pas le choix: les produits chauffés, dit-il, étaient difficiles à produire et des doutes planaient sur leurs effets secondaires, notamment des risques d’obstruction des vaisseaux sanguins.
«L’utilisation de produits sanguins non chauffés était une chose acceptée par le monde médical à cette époque. Je n’avais pas le moindre doute sur la question», a assuré Takeshi Abe.
TOKYO, 10 Mars (Reuter). — Un ancien responsable de la lutte contre le sida du gouvernement japonais a plaidé non coupable de négligence professionnelle lundi au premier jour du procès du sang contaminé.Takeshi Abe, spécialiste de l’hémophilie, était le principal expert japonais du sida dans les années 1980, lorsque des centaines d’hémophiles ont été contaminés par le virus de l’immunodéficience humaine, responsable du sida, lors de transfusion de produits sanguins non chauffés.Près de 400 d’entre eux sont morts du sida ou de maladies opportunistes liées au VIH. Selon les associations de lutte contre le sida, 2.200 autres hémophiles ont été contaminés.Ce procès résulte de la plainte déposée par la mère de l’un de ces hémophiles emportés par le syndrome de l’immunodéficience humaine...