Le quotidien «Liberté» indique mercredi que l’attentat à la bombe a été commis à Sidi Moussa, à 50 kilomètres au sud d’Alger. Il visait la maison d’un membre de l’Armée islamique du salut (AIS), dont le frère et le cousin ont été tués.
Le père et la sœur du rebelle avaient déjà trouvé la mort au début de l’année lors d’un précédent attentat contre la même maison.
«Liberté» attribue les deux attentats à des affrontements entre factions rivales.
Par ailleurs, le quotidien «El-Watan» indique dans son édition de mercredi que cinq écolières ont été tuées dimanche près de Berrouaghia, dans la province de Medea, où la violence politique a provoqué la mort de plus de 80 civils depuis trois mois.
Sur un autre plan, la Cour suprême algérienne a confirmé la peine capitale prononcée il y a près de deux ans contre le meurtrier du président Mohammed Boudiaf, Lembarek Boumâarafi.
Le sous-lieutenant Boumâarafi, membre de la garde présidentielle rapprochée, a été condamné le 3 juin 1995 par la Cour criminelle d’Alger, après avoir été reconnu coupable du «meurtre avec préméditation» du président Boudiaf.
Ce dernier a été tué le 29 juin 1992, d’une rafale d’arme automatique dans le dos, alors qu’il animait un meeting au Palais de la culture de Annaba, la métropole industrielle de l’est algérien.
Lors de son procès, Boumâarafi s’était muré dans le silence, en refusant de répondre aux questions du tribunal et en récusant sa propre défense. Une attitude qui a laissé subsister le doute sur la thèse de l’acte isolé retenue par le tribunal.
Cette thèse avait été retenue auparavant par une commission civile d’enquête. Mais elle avait été contestée par la presse et les proches du président Boudiaf qui privilégiaient la thèse de l’acte planifié par la «mafia politico-financière».
M. Boudiaf, héros de la guerre d’indépendance (1954-62) et exilé au Maroc depuis 1963, avait été assassiné six mois après avoir été porté à la tête d’un Haut Comité d’Etat (HCE), une instance mise en place après la démission de l’ancien président Chadli Bendjédid et l’annulation d’un processus électoral qui allait permettre au Front islamique du salut (FIS-dissous) de rentrer en force à l’Assemblée nationale.


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