Il a obtenu l’appui quasi unanime des 54 Etats membres qui ont «condamné fermement la persistance d’Israël à appliquer une politique d’expansion à Jérusalem».
Seul l’Iran, opposé au processus de paix au Proche-Orient, a exprimé des réserves sur la formulation de la déclaration spéciale sur la Palestine, trouvant qu’elle «légitime» l’existence d’Israël en y faisant référence par le nom.
Les Palestiniens ont réussi à obtenir un soutien moral des pays membres, qui ont réaffirmé que «Jérusalem (est) fait partie intégrante des territoires palestiniens occupés en 1967».
Le Cachemire et
l’Afghanistan
Le sommet n’a pas suivi la Syrie et le Liban dans leur appel aux pays musulmans à cesser toute relation avec Israël, notamment dans le domaine économique.
Le communiqué sur la Palestine a invité les pays membres, dont certains comme la Turquie coopèrent étroitement avec Israël, à «réviser leurs relations» avec l’Etat hébreu «de manière à les lier aux progrès du processus de paix».
Le Pakistan a reçu un hommage appuyé de l’ensemble des délégués, qui ont assisté à un défilé militaire avant l’ouverture du sommet, à l’occasion de sa fête nationale et un soutien sur la question du Cachemire.
Le Pakistan et l’Inde se disputent depuis 50 ans cette région himalayenne et se sont livrés deux guerres pour le contrôle de cette région à majorité musulmane.
Dans une déclaration sur cette question, le sommet s’est déclaré «engagé à promouvoir une solution juste et pacifique au Cachemire conformément aux résolutions de l’ONU» qui prévoient notamment un référendum pour les Cachemiris.
Cette déclaration a fait la Une de tous les quotidiens pakistanais paraissant lundi.
Le Pakistan et l’Inde doivent reprendre le 28 mars les discussions sur les relations bilatérales interrompues depuis trois ans.
Par ailleurs, le sommet a appelé à une réconciliation entre les factions rivales en Afghanistan dont le siège à l’OCI est vacant. Les Taliban, nouveaux maîtres du pays présents à la rencontre en tant qu’observateurs, ont tenté en vain d’obtenir la reconnaissance de l’OCI.
Le sommet d’Islamabad a d’autre part recommandé l’application des accords de Dayton sur la Bosnie-Herzégovine, un autre observateur qui a été représenté par son premier ministre Haris Siladij.
Il a souhaité le maintien de l’intégrité territoriale de l’Albanie et dénoncé l’agression contre l’Azerbaïdjan, deux membres à part entière de l’OCI.
La rencontre, qui sera suivie en décembre par le sommet ordinaire de l’organisation prévu en Iran, a également exhorté ses membres à respecter les principes de sa charte, appelant notamment au principe du respect de la souveraineté des autres Etats.

