Cette foire, une première pour la jeune industrie palestinienne, a pour objectif de permettre aux Palestiniens d’accéder au grand marché du Golfe et d’attirer des investisseurs potentiels.
Soixante-dix petites entreprises, généralement lancées dans les territoires palestiniens par des capitaux locaux, y exposent des produits agroalimentaires, du textile, du marbre, des produits pharmaceutiques et cosmétiques ainsi que des matériaux de construction.
Le directeur général de la chambre de commerce de Dubai, Abdel Rahmane Moutiwaii, a précisé que l’émirat accordait «des facilités aux producteurs palestiniens, lesquels doivent cependant tenir compte de la compétition serrée à Dubai, un centre commercial ouvert à tous les produits du monde».
«Notre économie est jeune, mais elle est capable de relever le défi de la compétitivité», affirme pour sa part M. Bamieh, soulignant l’expérience acquise face à la concurrence de la production israélienne qui domine le marché palestinien.
«Si nous réussissons à Dubai, nous pouvons nous imposer sur tous les marchés mondiaux», a-t-il ajouté, se félicitant des accords précédemment conclus par l’Autorité palestinienne avec les Etats-Unis, l’Union européenne et certains pays de l’ex-Union Soviétique pour l’achat de produits palestiniens.
Selon Jawad Harzallah, responsable au ministère palestinien de l’Industrie, les exportations palestiniennes rapportent 350 millions de dollars par an. L’Autorité palestinienne table sur un milliard USD vers l’an 2.000.
Les industriels palestiniens dans les territoires autonomes sont par ailleurs confrontés au bouclage imposé par Israël à la suite d’attentats anti-israéliens. Ce qui peut «poser problème dans le cas où des producteurs palestiniens n’arrivent pas à honorer leurs contrats», a estimé le directeur général de la chambre de commerce de Dubai.
De mai 1994 à mai 1996, l’Autorité palestinienne a décompté 275 jours de bouclage. Les pertes par jour sont estimées entre 6 et 7 millions de dollars, selon son chef Yasser Arafat.
Un séminaire sur les investissements dans les territoires autonomes doit se tenir en marge de la foire. Le ministre palestinien de l’Economie et du Commerce Maher al-Masri et ses conseillers exposeront aux promoteurs locaux et à la diaspora palestinienne aux Emirats, qui compte quelque 80.000 personnes, les perspectives de partenariat dans les territoires palestiniens.
Dubaï, qui tente de s’imposer comme place commerciale du Proche-Orient, est le principal centre de réexportation vers l’Arabie Séoudite, l’Iran, le Koweit, l’Inde, le Pakistan, Hong Kong et Singapour.

