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Actualités - Chronologie

Les libanais retrouvent la carte... en attendant l'identité (photo)

Le Liban est devenu, depuis hier, l’un des cinq ou six pays du monde qui délivre des cartes d’identité nationale magnétiques sophistiquées, munies de codes, afin d’éviter toute falsification.
Le premier exemplaire de cette nouvelle carte d’identité a été remis au président de la République, M. Elias Hraoui, au cours d’une cérémonie organisée dans un centre technique spécialement aménagé à cette fin, quartier Badaro. La principale caractéristique «politique» de cette nouvelle carte d’identité est qu’elle ne mentionne pas la religion de son détenteur. Il reste qu’une carte aussi sophistiquée soit-elle ne suffit pas à promouvoir l’indépendance et l’entente nationale, véritable pilier de l’identité.
Dans une allocution improvisée, le chef de l’Etat a déclaré, en recevant sa carte d’identité, qu’elle constitue, à sa façon, une «infrastructure», celle de l’identité supra-communautaire qui doit se substituer définitivement aux identités confessionnelles.
Pour tous ceux qui ont perdu leur carte d’identité, et tous ceux qui, nés après 1976, ne possèdent que des extraits d’état civil, la nouvelle est réjouissante. La demande officielle de la nouvelle carte doit être faite auprès du moukhtar, qui délivre des formulaires à cet usage. Sur ce formulaire doivent obligatoirement figurer les empreintes des dix doigts du demandeur. Dûment rempli, le formulaire est ensuite transmis au service d’état civil, qui le transmet à son tour au centre de Badaro. La carte est remise dans un délai d’une semaine.
Pour les enfants de moins de trois ans, la carte sera délivrée sans photo ni empreintes. Pour les jeunes dont l’âge varie entre 3 et 15 ans, elle comportera la photo, mais pas les empreintes, encore inachevées durant la période de croissance.
Un premier délai de 16 mois a été fixé pour la remise de leurs cartes à 4 millions de Libanais. Le centre de Badaro peut traiter jusqu’à 250.000 demandes par mois. Les données ainsi recueillies seront conservées sur des disquettes informatiques.

5.000 livres

Une taxe forfaitaire de 5.000 L.L. a été fixée pour obtenir le nouveau document. Elle sera payée sous forme d’un timbre apposé sur le récépissé de livraison signé par l’intéressé, au moment de la remise de la nouvelle carte, qui se fera soit chez le moukhtar, soit au bureau d’état-civil de sa région. Contrairement à la carte électorale, la présentation de la demande doit être personnelle, sauf bien entendu pour les personnes à charge.
A titre provisoire, les extraits d’état civil délivrés en ce moment restent valables pour les formalités officielles. A l’étranger, les consulats délivreront les formulaires de demandes.
Les nouvelles cartes sont codées, et s’inspirent de ce qui se fait de plus sophistiqué de nos jours, notamment aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne, a précisé M. Murr. Les agents du FBI sont dotés de cartes de même type, a-t-il ajouté. Toutes les données figurant sur la demande officielle figureront sur la carte d’identité, y compris celles des empreintes digitales, mais sous la forme de barres codées.
La carte est faite de papier teslin et de PVC, et résiste donc aux machines à laver où de si nombreuses cartes d’identité libanaise ont fini... par inadvertance. Elle est produite par une compagnie française, qui assistera les employés du centre de Badaro, en attendant que des Libanais spécialement formés en France prennent la relève, dans 16 mois.

La carte municipale

Par ailleurs, M. Murr a déclaré qu’après un départ timide, plus de 30.000 demandes de cartes électorales pour les municipales de juin parviennent quotidiennement aux services intéressés. Le ministre de l’Intérieur a souligné que 300.000 cartes de ce type ont déjà été distribuées, et que la prorogation du délai d’octroi de ces cartes n’est pas envisagée pour l’instant. Ce délai expire fin mars, rappelle-t-on. M. Murr a donc a placé les retardataires devant leurs responsabilités.
Le Liban est devenu, depuis hier, l’un des cinq ou six pays du monde qui délivre des cartes d’identité nationale magnétiques sophistiquées, munies de codes, afin d’éviter toute falsification.Le premier exemplaire de cette nouvelle carte d’identité a été remis au président de la République, M. Elias Hraoui, au cours d’une cérémonie organisée dans un centre technique spécialement aménagé à cette fin, quartier Badaro. La principale caractéristique «politique» de cette nouvelle carte d’identité est qu’elle ne mentionne pas la religion de son détenteur. Il reste qu’une carte aussi sophistiquée soit-elle ne suffit pas à promouvoir l’indépendance et l’entente nationale, véritable pilier de l’identité.Dans une allocution improvisée, le chef de l’Etat a déclaré, en recevant sa carte...