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Actualités - Chronologie

La Tunisie s'ouvre aux investisseurs étrangers

TUNIS, 6 Mars (Reuter). — Le gouvernement tunisien mise sur l’ouverture à l’extérieur à l’approche de l’an 2000 et multiplie les mesures incitatives pour attirer en nombre les investisseurs étrangers.
«De nombreuses opportunités s’offrent désormais aux investissements extérieurs», déclare Mohamed Ghannouchi, ministre tunisien de la Coopération internationale et de l’Investissement extérieur, dans une interview à Reuter.
«Les investissements extérieurs attendus en 1997 s’élèvent à 340 millions de dinars dont 200 millions au titre des activités hors hydrocarbures», précise-t-il.
«Pour la période 1997-2001, l’objectif serait a priori d’atteindre quelque 2.250 millions de dinars, dont 1.250 millions dans les activités hors énergie», ajoute-t-il.
Mohamed Ghannouchi estime que l’accord de libre-échange signé avec l’Union européenne en 1995 a mis en avant l’ouverture de la Tunisie au monde extérieur.
«Nous cherchons à mieux exploiter l’intérêt croissant des investisseurs étrangers dans cette phase afin d’appuyer la mise à niveau du tissu industriel et de mettre en place de nouvelles capacités de production dans les secteurs où la Tunisie offre des avantages comparatifs dans le bassin méditerranéen», souligne-t-il.
Au rang des concessions nouvelles, un appel d’offres a été lancé pour choisir, parmi dix firmes présélectionnées, le futur constructeur et gestionnaire d’une unité indépendante de production d’électricité à Radés, près de Tunis. Sa capacité sera de 300 à 400 mégawatts et son coût est estimé de 350 à 400 millions de dinars.
Un autre appel d’offres est en préparation pour la réalisation et l’exploitation de l’autoroute Tunis-Bizerte, d’une longueur de 60 km.
Les autorités tunisiennes cherchent enfin à associer le secteur privé à la construction et à la gestion d’une station d’épuration des eaux usées à Tunis pour un coût approximatif de 70 millions de dollars.
«Des opportunités existent en second lieu dans le cadre du programme de privatisations qui portera notamment sur la cession de certaines cimenteries et de quelques grands hôtels», note le ministre.

Elargir l’accès
aux sociétés tunisiennes

Le président Zine al-Abidine Ben Ali a annoncé le 28 décembre dernier des mesures qui devraient permettre «d’élargir» l’accès des étrangers dans le capital des sociétés tunisiennes cotées ou non à la Bourse de Tunis.
Les étrangers peuvent désormais acquérir librement jusqu’à 49% du capital des sociétés — contre 10% pour les entreprises cotées et 30% pour les non-cotées précédemment.
«C’est une importante mesure qui favorise le croisement d’intérêt et l’insertion graduelle de l’économie tunisienne dans l’économie mondiale, tout en permettant aux étrangers de faire des placements rémunérateurs dans une économie émergente», explique Mohamed Ghannouchi.
Des «possibilités croissantes» s’offriront aux investisseurs dans un proche avenir dans le cadre du programme de privatisation, ajoute-t-il. Plusieurs entreprises privées seront par ailleurs inscrites à la cote permanente.
Autre chantier en cours: quelque 2.000 entreprises tunisiennes vont être mises à niveau afin d’être plus compétitives dans le cadre de la zone de libre-échange avec l’Europe d’ici 2001.
«Beaucoup d’entre elles chercheront à associer des partenaires étrangers dans le capital de leurs unités pour améliorer l’assise financière de leur entreprise et avoir quelques facilités sur le plan commercial et technologique», déclare Ghannouchi.
Le ministre de la coopération internationale entrevoit en outre de «sérieuses opportunités» dans les domaines du tourisme et du textile.
«La Tunisie présente des avantages comparatifs significatifs dans le tourisme, un secteur en pleine expansion, dans les industries du textile, de l’habillement, cuir et chaussures où près de 900 entreprises étrangères ou mixtes sont actuellement en activité».
Des entreprises étrangères sont également actives dans l’industrie pharmaceutique, agro-alimentaire, mécanique, électrique et électronique, ajoute-t-il.
Autre nouveauté: les investisseurs étrangers pourront désormais détenir 100% du capital des sociétés de services liées à l’industrie, tels que l’ingénierie, la maintenance, et les études économiques.
Mohamed Ghannouchi précise par ailleurs que le gouvernement est en train de finaliser un code des hydrocarbures et prépare un code des mines.
«Cela devra assurer la simplification et l’harmonisation du cadre juridique des investissements directs étrangers dans ces secteurs et j’espère une forte relance des investissements étrangers».
TUNIS, 6 Mars (Reuter). — Le gouvernement tunisien mise sur l’ouverture à l’extérieur à l’approche de l’an 2000 et multiplie les mesures incitatives pour attirer en nombre les investisseurs étrangers.«De nombreuses opportunités s’offrent désormais aux investissements extérieurs», déclare Mohamed Ghannouchi, ministre tunisien de la Coopération internationale et de l’Investissement extérieur, dans une interview à Reuter.«Les investissements extérieurs attendus en 1997 s’élèvent à 340 millions de dinars dont 200 millions au titre des activités hors hydrocarbures», précise-t-il.«Pour la période 1997-2001, l’objectif serait a priori d’atteindre quelque 2.250 millions de dinars, dont 1.250 millions dans les activités hors énergie», ajoute-t-il.Mohamed Ghannouchi estime que l’accord de...