Il a été mis en examen pour «complicité par aide ou assistance de détournement de fonds publics» et «recel de détournement de fonds publics», a précisé le service de presse de l’Hôtel de Ville.
«J’ai reçu par courrier un avis de mise en examen émanant du tribunal d’Evry, dans le cadre de la procédure concernant mon épouse», écrit Jean Tiberi dans un communiqué.
«On affirme à tort que je serais intervenu pour faire embaucher mon épouse par le conseil général de l’Essonne et ma mise en cause serait justifiée par l’existence de notre compte-joint (…) ouvert en 1958, toujours en mouvement, et sur lequel ont toujours été versés mes traitements et indemnités de fonctions», explique-t-il.
Jean Tiberi, qui clame son innocence, précise ensuite pourquoi il a décidé de commenter la procédure en cours.
Selon lui, cette mise en examen fait «suite à une campagne qui aura pris depuis six mois l’aspect d’une véritable chasse à l’homme: on a fouillé dans ma vie privée et dans celle de ma famille, on a épluché mes comptes bancaires, (…) mon nom a été bafoué, mon épouse bassement insultée (…)».
«Depuis mon élection à la mairie de Paris, je fais l’objet d’un harcèlement judiciaire et médiatique exploité bien évidemment par mes adversaires politiques», ajoute-t-il, avant d’affirmer que «rien dans cette affaire ne suit son déroulement normal».
Xavière Tiberi a été mise en examen le 4 décembre dernier pour «recel de détournement de fonds publics». Le conseil général de l’Essonne l’a rémunérée 200.000 francs pour un rapport de 36 pages sur la coopération décentralisée.
La mise en examen de Jean Tiberi est liée au fait que cette somme a été versée sur leur compte-joint.s

