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Actualités - Chronologie

Financement illicite des partis US : les enquêtes piétinent

WASHINGTON, 6 Mars (AFP). — Les enquêtes sur les financements illicites de la campagne électorale 1996, impliquant notamment la Maison-Blanche, piétinent au Congrès malgré les révélations quasi quotidiennes d’une presse en quête d’un nouveau «Watergate».
Les législateurs républicains, qui, majoritaires au Congrès, souhaitent mettre dans l’embarras le président démocrate Bill Clinton et son vice-président Al Gore, sont bien placés pour diriger les enquêtes à partir des commissions parlementaires qu’ils contrôlent.
Mais ils se heurtent depuis plusieurs semaines à une résistance de la minorité démocrate qui cherche à élargir le débat aux fautes possibles commises par les républicains lors de leurs propres campagnes pour les élections législatives, qui se sont tenues au même moment que l’élection présidentielle en novembre.

Nettoyer les
écuries

Certains républicains, comme le «speaker» de la Chambre, Newt Gingrich, déjà sur la touche pour des infractions commises avant la dernière campagne électorale, pourraient alors à nouveau être pris en faute.
Outre les auditions à la Chambre et au Sénat, les républicains souhaitent aussi que soit nommé un procureur indépendant, chargé par le département de la Justice de faire toute la lumière, notamment sur les allégations de contributions illicites ou illégales par des sociétés étrangères à la campagne pour la réélection du président Clinton.

L’Attorney General Janet Reno, responsable de la Justice, s’est jusqu’à présent refusée à nommer un tel procureur, affirmant n’avoir pas assez de preuves mettant en cause l’exécutif. En attendant, 25 agents du FBI (police fédérale) mènent leur propre enquête.

Un autre procureur indépendant, Kenneth Starr, est depuis près de trois ans attaché à une autre enquête touchant au couple présidentiel dans le cadre de l’affaire Whitewater, qui a pour origine une faillite frauduleuse en Arkansas, Etat dont M. Clinton était à l’époque gouverneur.
«Je pense que le seuil de preuves nécessaires pour faire nommer un procureur indépendant a été franchi», a affirmé Orrin Hatch, président de la commission sénatoriale sur la Justice.
Et d’ajouter qu’il entendait obliger Mme Reno à nommer un tel procureur ou à justifier publiquement son refus.
Lors d’une conférence de presse, le sénateur et ancien astronaute John Glenn (démocrate de l’Ohio) a accusé les républicains de vouloir limiter les enquêtes du Congrès aux seuls agissements de la Maison-Blanche.
«Il s’agit de nettoyer les écuries où qu’elles soient», à la Maison-Blanche, comme au Congrès, a-t-il affirmé.
Le président Clinton a reconnu que «des erreurs ont été faites» dans le financement de sa campagne, a rappelé M. Glenn, qui s’est déclaré certain que des enquêtes nuiraient effectivement aux démocrates.

Mais le fait de ne pas enquêter sur certains républicains «donnerait l’impression d’une gigantesque arnaque», a ajouté M. Glenn, qui a tenu à rappeler que les enquêtes de 1973-74 sur l’affaire du Watergate, qui avait entraîné la démission du président Richard Nixon, et les enquêtes de 1987 sur l’affaire Iran-Contra (concernant la livraison d’armes à des rebelles sud-américains grâce à des fonds iraniens secrètement obtenus par un conseiller de la Maison-Blanche) avaient toutes deux été conduites au Congrès en bonne entente entre les deux partis.

Ceci n’est pas le cas aujourd’hui, selon M. Glenn qui en a voulu pour preuve le fait, qu’au Sénat, les républicains ont déjà lancé 65 assignations à comparaître contre des démocrates et seulement deux contre des républicains.
WASHINGTON, 6 Mars (AFP). — Les enquêtes sur les financements illicites de la campagne électorale 1996, impliquant notamment la Maison-Blanche, piétinent au Congrès malgré les révélations quasi quotidiennes d’une presse en quête d’un nouveau «Watergate».Les législateurs républicains, qui, majoritaires au Congrès, souhaitent mettre dans l’embarras le président démocrate Bill Clinton et son vice-président Al Gore, sont bien placés pour diriger les enquêtes à partir des commissions parlementaires qu’ils contrôlent.Mais ils se heurtent depuis plusieurs semaines à une résistance de la minorité démocrate qui cherche à élargir le débat aux fautes possibles commises par les républicains lors de leurs propres campagnes pour les élections législatives, qui se sont tenues au même moment que l’élection...