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Actualités - Chronologie

Le portable, symbole de pouvoir et d'opulence au Soudan

KHARTOUM, 5 Mars (AFP). — Le portable a fait son entrée au Soudan en février pour y devenir immédiatement un symbole de pouvoir et d’opulence dans un pays où le téléphone habituel demeure un luxe.
«Les hommes d’affaires, les dirigeants politiques et les riches forment la majorité des 2.000 abonnés», a déclaré le directeur général de la compagnie soudanaise Mobitel, M. Ahmed Osman.
Le contrat de l’installation du réseau, doté de dix centrales, d’une valeur de 12 millions dollars avait été remporté en janvier 1996 par la société Alcatel Allemagne.
«Pour financer le projet, l’Etat a dû céder une partie des actions, Mobitel est donc un joint-venture entre la société privée d’investissements Miyah al-Nil qui détient 60% du capital et la compagnie nationale des téléphones Sudatel qui détient 40%», précise M. Osman.
L’installation des centrales a été achevée le 29 janvier dernier et le réseau est devenu fonctionnel deux jours plus tard. Mobitel espère atteindre rapidement 10.000 abonnés, la capacité de son réseau.
Pour le moment, le réseau couvre uniquement la capitale, Khartoum, mais les responsables de Mobitel ambitionnent de l’étendre rapidement aux banlieues et à d’autres régions du pays.

Campagne de
vulgarisation

Selon M. Amine, les diplomates et les membres des associations caritatives qui prolifèrent au Soudan constituent le deuxième groupe en importance des abonnés alors que les femmes arrivent loin derrière avec 5 à 7% des abonnés.
«Les frais de raccordement sont de 750 dollars et le prix de l’appareil varie entre 370 et 800 dollars. L’appel coûte 4 cents la minute contre 2 cents les trois minutes pour le téléphone ordinaire», précise M. Osman.
Le salaire moyen au Soudan est de 40.000 livres soudanaises (26,6 dollars).
«La faiblesse du réseau téléphonique soudanais et l’impossibilité de satisfaire les demandes des hommes d’affaires nous ont poussés à opter pour le portable», souligne le responsable.
Le directeur du marketing, M. Ibrahim Hassan, indique que la compagnie a lancé depuis décembre une campagne de vulgarisation, notamment par voie de presse, pour rendre facile l’utilisation du portable.
«Ces appareils sont merveilleux, je peux appeler mon travail et surtout ma fiancée, je n’ai plus besoin de rentrer chaque fois que je veux passer un coup de fil», affirme Mohamed al-Maraghi, 18 ans, commerçant.
«Je viens d’acheter deux appareils pour mon employeur qui en possède déjà un et qui ne peut plus s’en passer», indique Babaker Ahmed.
MM. Amine et Hassan soulignent avoir incité leurs clients à ne pas utiliser leurs appareils dans les mosquées ou en public «afin de ne pas susciter la jalousie de la majorité du peuple qui ne peut pas se l’offrir».
«Pendant la période d’essai, je suis passé avec mon appareil devant des changeurs clandestins de devises. Ils ont tous pris la fuite croyant que j’étais un membre de la sécurité venu les arrêter», raconte M. Hassan.
KHARTOUM, 5 Mars (AFP). — Le portable a fait son entrée au Soudan en février pour y devenir immédiatement un symbole de pouvoir et d’opulence dans un pays où le téléphone habituel demeure un luxe.«Les hommes d’affaires, les dirigeants politiques et les riches forment la majorité des 2.000 abonnés», a déclaré le directeur général de la compagnie soudanaise Mobitel, M. Ahmed Osman.Le contrat de l’installation du réseau, doté de dix centrales, d’une valeur de 12 millions dollars avait été remporté en janvier 1996 par la société Alcatel Allemagne.«Pour financer le projet, l’Etat a dû céder une partie des actions, Mobitel est donc un joint-venture entre la société privée d’investissements Miyah al-Nil qui détient 60% du capital et la compagnie nationale des téléphones Sudatel qui détient 40%»,...